Revenir à la rubrique : Politique

1ère circonscription : « Le RN, c’est le Rejet National », lâche Philippe Naillet

Le député sortant Philippe Naillet, candidat à sa réélection dans la 1ère circonscription, a présenté ce jeudi son programme. Soutenu par la Plateforme réunionnaise et accompagné de sa suppléante Brigitte Adame, il a mis en avant son bilan et les priorités du Nouveau Front populaire, appelant les électeurs dionysiens à un sursaut républicain face à la montée du Rassemblement national.

Ecrit par S.I. – le jeudi 27 juin 2024 à 17H19

Philippe Naillet a commencé par rappeler ses accomplissements au cours des deux dernières années. Il a souligné son engagement et ses résultats malgré un contexte difficile marqué par la menace constante du 49.3. « Je n’ai pas chômé. On peut vérifier mes chiffres sur le site de l’Assemblée nationale », a-t-il affirmé, en mentionnant notamment son taux de vote d’amendements, avoisinant les 12%, et ses contributions significatives comme l’harmonisation des allocations logement entre les Outre-Mer et la France hexagonale, ainsi que l’aide de 10 millions d’euros pour les petites entreprises.

Il a également mis en avant sa participation « active » à la commission d’enquête sur la vie chère en Outre-mer, contribuant à 30 recommandations, tout comme son travail pour l’obtention des 40 millions d’euros pour le CHU en collaboration avec les élus locaux « dont Ericka Bareigts, membre du conseil de surveillance du CHU », poursuit le député sortant.

« Je suis le candidat d’un rassemblement »

Philippe Naillet a présenté les mesures clés du Nouveau Front populaire, qui seront mises en œuvre « dans les 100 premiers jours de la législature ». Ces mesures comprennent l’indexation des retraites sur l’inflation, l’encadrement des prix des loyers, et l’augmentation du SMIC à 1.600 euros nets mensuels. « Nous remettrons la police de proximité dans les quartiers et nous redonnerons à la justice les moyens d’agir », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance de renforcer la sécurité.

« Ce programme vise également à relancer le logement social et privé pour répondre à la crise du logement, à soutenir les petites entreprises avec des financements à taux zéro, et à rétablir les services publics, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation. Nous abrogerons également la réforme des retraites à 64 ans et la réforme de l’assurance-chômage », précise-t-il.

Philippe Naillet a également insisté sur l’importance du soutien de la Plateforme réunionnaise, qui regroupe plusieurs maires et mouvements locaux (PS, PCR, Banian, Ansanm, Europe Écologie-Les Verts et Cilaos). « Je suis le candidat d’un rassemblement », a-t-il déclaré, soulignant « l’unité » nécessaire pour gagner.

Ericka Bareigts, présente à la conférence de presse, a appelé à une campagne respectueuse et unie « pour préparer un second tour réussi ». « Nous devons faire une campagne dans le respect des uns et des autres afin de bien préparer le second tour », a insisté la première secrétaire fédérale du Parti socialiste, cible la veille de critiques virulentes de la part du candidat de l’autre plateforme de gauche dans la 5e circonscription, Jean-Hugues Ratenon.

Jean-Jacques Morel taxé d’élu fantôme

Philippe Naillet a appelé les électeurs à un sursaut républicain face à la candidature de Jean-Jacques Morel du Rassemblement national, qu’il a critiqué pour son manque d’engagement social. Naillet a affirmé que le RN se nourrissait du désespoir des Français et des Réunionnais sans réellement défendre leurs intérêts. « Le RN n’est pas un parti social », a-t-il déclaré, en soulignant les votes du RN contre des propositions comme l’augmentation du SMIC et des aides au logement.

Brigitte Adame a également critiqué Jean-Jacques Morel, le qualifiant « d’élu fantôme » du temps où il siégeait au conseil départemental et remettant en question ses valeurs et ses motivations. « Monsieur Morel revient aujourd’hui avec le Rassemblement national mais en vrai il vient là parce que il veut télescoper Mme Gaëlle Lebon (NDLR: candidate de Reconquête, ex-RN). C’est Mme Lebon qui a fait tout le travail du RN à Saint-Denis en allant chercher les électeurs. Alors quand on voit que M. Morel, qui est passé également par l’UDR par le passé, se retrouve aujourd’hui au Rassemblement national, alors quelles valeurs et convictions défend-il ? », a interrogé la suppléante de Philippe Naillet. Elle a souligné que le candidat du RN, « en visant les municipales dans deux ans », n’aurait « aucun intérêt » à faire avancer les projets pour Saint-Denis.

« Le Rassemblement National, le R, ce n’est pas « Rassemblement », c’est le « Rejet national », reprend Philippe Naillet. Il assure que le mouvement conduit par Jordan Bardella « rejettera tous ceux qui ont des origines et des religions différentes ». « On n’a pas le droit d’envoyer un député Rassemblement national à l’Assemblée nationale. Je repars donc au combat avec les idées claires, contenues dans le programme du Nouveau Front populaire. Je suis le candidat qui a les mêmes convictions depuis 30 ans. Moi je n’ai pas varié mes convictions. Elles sont toujours les mêmes, celles d’un homme de gauche », conclut Philippe Naillet, qui se dit « plus déterminé » que jamais.

Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

28 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Bilan de mi-mandat : Le terrain pour les rodéos bientôt prêt

S’il reste encore deux ans à Olivier Hoarau pour remplir ses promesses de campagne, certains dossiers continuent leur chemin comme le futur terrain de rodéos à deux-roues, ou le projet de l’Amiral. D’autres, comme la piscine intercommunale, semble encore dans les limbes.

Législatives : Après le chaos, le statu quo

Après une dissolution de l’Assemblée nationale, des élections législatives anticipées, une campagne tumultueuse et une mobilisation record des électeurs, le camp Macroniste s’est de nouveau retrouvé majoritaire lors du vote inaugural de la nouvelle législature. Yaël Braun-Pivet, protégée d’Emmanuel Macron, reprend sa place au perchoir de l’Assemblée nationale et prouve que malgré le séisme électoral, les plaques tectoniques de la politique française n’ont en fait pas vraiment bougé.