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12 attaques mortelles de requins en 2011: Le tourisme montré du doigt

Comme tous les ans, l’ichtyologiste, George Burgess, de l’Université de Floride (Sud-Est), a publié en février l' »International Shark Attack File », une étude statistique qui sert de référence pour les attaques de requins dans le monde. En 2011, 75 attaques ont été recensées pour un total de 12 morts. Premier constat, les requins ont donc tués […]

Ecrit par zinfos974 – le mardi 14 février 2012 à 16H19

Comme tous les ans, l’ichtyologiste, George Burgess, de l’Université de Floride (Sud-Est), a publié en février l' »International Shark Attack File », une étude statistique qui sert de référence pour les attaques de requins dans le monde. En 2011, 75 attaques ont été recensées pour un total de 12 morts. Premier constat, les requins ont donc tués deux fois plus en 2011 qu’en 2010.

Parmi ces 75 attaques, 29 se sont déroulées dans les eaux américaines. Malgré tout, les Etats-Unis ne déplorent aucun décès lié à une attaque de requin en 2011… Les autres pays où ont eu lieu des attaques de requins mais pas de décès sont l’Indonésie (3), le Mexique (3), la Russie (3) et le Brésil (2). Enfin, les pays ayant compté le plus de morts sont l’Australie (trois pour onze attaques), l’Afrique du Sud (deux pour cinq agressions), les Seychelles (deux décès pour deux attaques) et bien entendu la Réunion (deux décès pour quatre attaques).

La Réunion: Tourisme et sous-équipement responsables ?

Dans son étude, George Burgess note que la Réunion, les Seychelles et la Nouvelle-Calédonie comptabilisent à elles seules, sept attaques et cinq morts, soit près de la moitié des décès. Interrogé par l’AFP, il explique: « Ces régions ne sont pas traditionnellement des zones de tourisme de masse mais ont connu ces dernières années un afflux importants de vacanciers » et « ne disposent pas des infrastructures de surveillance ni des services d’intervention d’urgence ».

L’augmentation de la fréquentation de ces plages, couplée à un retard dans la prise en charge de ce risque serait donc le facteur principal de l’augmentation du nombre d’attaques et de morts dans des zones comme la Réunion. Des facteurs qui fonctionnent aussi dans l’autre sens. C’est en effet la qualité de la surveillance des plages et des infrastructures qui « fait qu’il y a moins de risque de décéder sur les plages américaines qu’ailleurs », mais aussi… la crise économique. Depuis 10 ans, les statistiques des attaques de requins chutent aux Etats-Unis et pour le scientifique: « La récession paraît coïncider parfaitement avec un nombre moindre d’attaques de requins ».

Le réchauffement climatique également en cause?

Enfin, dans son étude, George Burgess précise également que l’accroissement des attaques de requins peut également s’expliquer par le réchauffement climatique. Ainsi, trois attaques non mortelles de requins ont eu lieu en 2011 dans l’Extrême Orient russe, région qui n’abritait pas jusqu’alors de requins dangereux.

George Burgess conclut son rapport en assurant que, chaque année, l’homme tue 30 à 70 millions de requins…

 

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