Grand Raid : sans bénévoles, l’aventure resterait sur la ligne de départ

Accueil, orientation, logistique, ravitaillement et sécurité : les bénévoles sont indispensables aux courses du Grand Raid. Ils sont 2.500 mobilisés cette année, dont 500 personnels médicaux. Rencontrés à la remise des dossards mercredi, puis au départ jeudi soir, ils racontent leur plaisir de participer à l'un des évènements majeurs de l'île.
Ils n’ont pas de chrono à défendre, mais les coureurs comptent sur eux à chaque étape. Au Grand Raid, les bénévoles accompagnent les participants depuis le retrait du dossard jusqu’à l’arrivée. Cette année, ils sont 2.500 à assurer le fonctionnement des épreuves et à contribuer à la sécurité des raideurs comme du public.
« C’est une grosse logistique. Et sans eux, on ne peut rien faire », souligne Pierre Maunier, président du Grand Raid. Parmi eux figurent 500 personnels médicaux. « Sur toutes les courses, vous avez des bénévoles », rappelle-t-il.
Mercredi, accueillir et partager l’impatience
À la remise des dossards, Florence et Régine faisaient émarger les coureurs, leur passaient le bracelet et les orientaient vers le retrait des tee-shirts. Le bracelet, elles le présentent comme « le graal » que les participants viennent chercher avant de se lancer.
Leur motivation tient à la fierté d’accueillir à La Réunion des coureurs venus du monde entier. Voir autant de sportifs se retrouver sur leur île leur procure, chaque année, le même plaisir. « C’est un plaisir d’être là », insistent-elles.
Toutes deux prévoyaient de poursuivre leur engagement au départ, puis sur certaines courses. À ceux qui hésitent encore à devenir bénévoles, elles adressent une invitation : « Venez, c’est super parce que c’est quelque chose à vivre. »
Présentes elles aussi mercredi, Virginie et Léonia partagent cet enthousiasme. L’une revient depuis cinq ans, l’autre depuis une dizaine d’années. C’est la plus ancienne qui a entraîné l’autre dans l’aventure.
« On rencontre beaucoup de gens, beaucoup de nationalités. C’est festif et on aime bien rendre service », expliquent-elles. Les rencontres et l’ambiance sont devenues de bonnes raisons de revenir.
Jeudi soir, les derniers préparatifs avant les sentiers
Au départ de la Diagonale des Fous, les missions avaient changé. Patrick, engagé pour sa sixième édition, participait à la prise en charge des sacs. Chaque bénévole s’occupait d’un coureur et de ses trois sacs, à répartir vers les sites prévus par l’organisation.
À proximité, une bénévole scannait les dossards. Elle en était à sa troisième année, toujours « dans la joie et la bonne humeur ». Une autre, mobilisée depuis cinq ans, entretenait l’ambiance auprès des participants : « C’est un bonheur d’être auprès de nos raideurs. » Son engagement se renouvelle avec le même enthousiasme : « Chaque année, on en redemande. »
Une fois les coureurs partis, les bénévoles devaient rejoindre les points de contrôle, les bases de ravitaillement et l’arrivée pour poursuivre leurs missions jusqu’à dimanche. « C’est le début », résumait Patrick jeudi soir, avant d’associer ceux qui rendent la course possible aux encouragements des sportifs : « Bravo aux coureurs, mais aussi bravo aux bénévoles. »


