Violences intrafamiliales : "Il n'y a plus de barrière, il faut oser parler"

La police de Saint-André, en partenariat avec l'association Femmes Solid'air, a organisé ce vendredi une journée de sensibilisation et de mobilisation contre les violences intrafamiliales. Objectif : présenter les actions menées sur le territoire de la commune de l'Est en matière de prévention, d'accompagnement et de prise en charge des victimes de ces violences.
Si nombre de dépôt de plaintes pour violences intrafamiliales sur Saint-André est en "légère augmentation, commente le commandant Bertrand Dubuc, chef du commissariat de police de Saint-André, cela ne constitue pas une mauvaise nouvelle". "Il y a un chiffre noir de plaintes qui n'arrive pas encore jusqu'à nous. L'augmentation du nombre de plaintes ne traduit pas une augmentation de ce type de faits, mais grâce aux efforts effectués pour libérer la parole, cette zone noire diminue", indique-t-il.
"Faire un effort sur notre qualité d'accueil"
Les femmes victimes de violences ont en effet du mal à franchir le pas du dépôt de plainte, "ce qui nous incite à mener des réflexions à différents niveaux, à faire un effort sur notre qualité d'accueil", explique le commandant. Une assistante sociale est notamment présente au sein du commissariat afin d'apporter une meilleure écoute et une prise en charge des victimes.
"Il n'y a plus de barrière, il faut oser parler", c'est l'appel lancé par l'association Femmes Solid'air qui oeuvre depuis 2004 dans la lutte contre les violences intrafamiliales. Ce partenariat avec la police de Saint-André représente un pas de plus dans la coordination des moyens et des actions existantes en matière de lutte contre ces violences. Pour Pierrette Mira, coordinatrice de l'association Femmes Solid'air, "il faut aujourd'hui favoriser la parole de la femme pour qu'elle puisse accéder à la plainte et sortir de ce contexte de violence".


