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Violences conjugales : « C’est une scène de violence inouïe »

Une fois n'est pas coutume, l'audience des comparutions immédiates de ce lundi après-midi était dédiée à l'unique thème des violences. Violences conjugales, familiales ou avec arme,... le sujet semble malheureusement intarissable pour certains adeptes d'un mal bien identifié : l'intolérance à la frustration. C'est le cas d'un jeune de 21 ans qui s'en est allé violenter la très jeune mère de son bébé pour un prétexte qui dépasse l'entendement.

Ecrit par 1167938 – le mardi 15 novembre 2022 à 09H26

Le 10 novembre dernier à Saint-Benoit, il est midi lorsqu’une dispute éclate entre Loïc B. et sa compagne. Alors qu’elle tient leur bébé dans les bras, il veut lui récupérer son tabac à rouler qu’elle refuse de lui donner. Il entre dans une colère noire puis lui assène des claques. Il poursuit en la poussant violemment, la fait tomber au sol et la traîne en la tirant par les cheveux. La mère de celui-ci le supplie de la lâcher tant elle pleure de douleurs mais rien n’y fait. C’est finalement l’arrivée des gendarmes sur un appel anonyme qui mettra un terme à ce déferlement de violences. Il est interpellé puis placé en garde à vue. La jeune victime n’osera parler que lorsqu’il sera parti avec les militaires. 

Lors des auditions, il réfute toutes les violences commises. Sur les conseils de son avocat, il finit par reconnaitre les claques à l’audience et que ce n’est visiblement pas la première fois qu’il se montre violent. « Il n’y avait pas que le tabac, c’est elle qui débloque« , lance-t-il à la procureure sur les raisons de ces violences. Le prévenu affiche déjà 3 mentions sur son casier judiciaire dont 2 pour des violences conjugales, ce qui le place en récidive de récidive, mais il n’a jamais connu la détention. À la barre, il se montre nonchalant, se retournant sans cesse vers l’assistance. Le président le recadre et lui demande ce qu’il a à raconter derrière lui. « C’est mon frère, à cause des problèmes d’hébergement« , répond-t-il. 

Un assesseur réplique aussitôt : « si vous avez des problèmes de logement, le tribunal va vous trouver une solution monsieur : la prison ! Avec ce que vous avez fait, c’est ce qui vous attend« . Même vision du côté du parquet : « il a été condamné plusieurs fois pour les même faits dont la gravité a été relatée par la victime et par sa propre mère. Il la traîne comme un vulgaire sac de sable. C’est une scène de violence inouïe« , lance la procureure qui demande une peine de 15 mois de prison dont 6 mois de sursis probatoire, la révocation de 6 mois d’un sursis précédent ainsi que le maintien en détention. « C’est un jeune immature de 21 ans, c’est cela la réalité. il a deux enfants dont un de 5 ans, il a été projeté trop vite dans cette vie d’adulte. Il a besoin d’être accompagné, c’est une certitude« , plaide la défense. 

Le tribunal, après une longue délibération, condamne le prévenu à 2 ans de prison, révoque 6 mois du sursis précédent et prononce le maintien en détention. 

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