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Viol sur son élève autiste: 15 ans de prison pour l'instituteur

F.F encourt 20 ans de réclusion criminelle pour le viol de son élève adolescente autiste au sein d'un institut médico-éducatif à Saint-André entre 2016 et 2019. L'avocate générale a requis 18 ans de réclusion criminelle à son encontre. Il a finalement été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 14 octobre 2020 à 09H40

Deuxième et dernier jour de procès pour F.F devant la cour criminelle ce mercredi. Place d’abord à la plaidoirie de l’avocate de la partie civile, Me Anna Ferrère, qui rappelle la souffrance de l’adolescente mais aussi celle de sa famille. Ils attendaient justice, mais aussi la vérité. Pour l’avocate, "non, il garde ses petits secrets". Difficile de connaître l’ampleur des dégâts avec, selon elle, un accusé qui n’avoue qu’une partie des faits. "Il a avoué au début seulement parce qu’il ne pensait pas qu’il s’agissait d’un viol. Aujourd’hui, il ne dit pas tout". 
 
L’avocate générale évoque quant à elle le "double visage" de l’accusé. Bon collègue et père de famille qui aspire la confiance. "Derrière cette surface se cache une réalité bien noire", déclare-t-elle. [Photos, vidéos, voler une culotte, éjaculer dessus et la rendre, recouvrir des viennoiseries de sperme avant de les offrir et finalement, abuser de cette fille]urlblank:https://www.zinfos974.com/Cour-criminelle-Il-viole-son-eleve-autiste-pendant-trois-ans_a161271.html . Un objectif pour l’accusé : "Assouvir son plaisir". Jusqu'à forcer sa victime, élément nouveau qu'il a avoué seulement devant la cour criminelle mardi. "Elle captait rien", avait-il affirmé en garde à vue. 

Concernant la possible faute de l’institut qui n’a rien soupçonné, l’avocate générale argue : "Il est entièrement responsable. Il faut arrêter de trouver des excuses. Il a bénéficié d’un cadre éducatif mais s’est faufilé pour mettre en place un mécanisme". 

Elle requiert 18 ans de réclusion criminelle à son encontre et évoque notamment la gravité particulière au vu de son rôle de protecteur et la vulnérabilité de la victime et au vu d'une centaine de faits reconnus sur 3 ans.

Le bâtonnier Georges-André Hoarau a d'abord accepté la culpabilité de son client ainsi que la douleur de la victime et de sa famille. "Mais l'accusé est aussi un être humain". L'occasion de revenir sur une enfance difficile ainsi qu'une vie sexuelle compliquée. "Ça n'excuse pas, mais ça explique". Tentant de faire baisser la peine, le bâtonnier refuse l'hypothèse de la pénétration vaginale. "Le médecin et le procureur sont d'accord, alors arrêtons avec ça", tout en rappelant que les fellations sont reconnues et constituent un viol. Mais ces faits reconnus seraient bien moins nombreux que la centaine affirmée par l'avocate générale. "Il ne s'agit pas de regarder les jours où elle était à l'institut et de les multiplier, même pendant les vacances". 

Le verdict est tombé à la mi-journée. L'instituteur a été condamné à 15 ans de prison et à 10 ans de suivi socio-judiciaire.

 

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