"Une issue pour l'Université ?"

Dix millions pour sauver un établissement exsangue ! Enfin, paraît au grand jour une situation maintes fois dénoncée par la Cgtr Educ’Action via des réunions d’information, des interventions au sein des instances représentatives de l’Université, des communiqués de presse, des interpellations des autorités et des courriers (notamment au ministère).
La Cgtr Educ’Action n’a eu, en effet, de cesse depuis des mois de dénoncer la dérive d’une sorte de « radeau de la méduse » : factures non payées, agents contractuels accompagnés … vers la sortie, pôles hyper favorisés quand d’autres sont sciemment sous-dotés, recours à des avances financières sur les dotations ministérielles futures, jeu d’équilibriste dans divers départements avec le recours à des fonds européens ou régionaux censés apporter un soutien financier exceptionnel mais utilisés comme dotations pérennes…
Notre syndicat s’est mobilisé pour faire écho à l’inquiétude des personnels face aux conséquences d’une gestion financière et d’une gestion des ressources humaines non maîtrisée et qui a eu pour conséquence une dégradation des conditions d’études et de travail au sein de l’Université de la Réunion.
Cependant, même si la Cgtr Educ’Action est très satisfaite que ses alertes et revendications ont été entendues (trop tardivement ?) et que le Rectorat, la Région et le ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche prennent enfin la mesure des difficultés de l’Université, notre organisation syndicale estime qu’un soutien à court terme est insuffisant car il ne s’agit pas simplement de boucler l’année 2022-2023 mais de préparer l’avenir.
En effet, un appui financier, une mission de l’IG peuvent aider à solutionner des difficultés conjoncturelles mais ne peuvent suffire à résoudre des difficultés structurelles voire systémiques de l’Université.
La Cgtr Educ’Action demande dès lors que l’accompagnement de l’Université de La Réunion soit à long terme avec une mise sous tutelle au moins partielle et que l’aide financière soit subordonnée à des changements drastiques dans la gestion globale et donc que cet accompagnement soit élargi à d’autres domaines de gestion, notamment celle des ressources humaines (agents contractuels en CDD, assainissement du climat social…).
Le Secrétaire Général
Joël de Palmas


