Une frappe du Hezbollah fait 12 victimes en Israël, risque d'embrasement de toute la région

Les forces israéliennes ont rapidement accusé le Hezbollah d'être responsable de ce tir, qui a touché un terrain de football où jouaient des enfants âgés de 10 à 16 ans. Le bilan initial faisait état de 12 morts et de 18 blessés. Un nouveau décompte des victimes, ce dimanche matin, indique que 30 personnes sont encore hospitalisées en Israël. Une cérémonie en hommage aux victimes a eu lieu à Majdal Shams, rassemblant des milliers de personnes.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié cet acte de "franchissement de toutes les lignes rouges". Il a précisé que la roquette utilisée était d'origine iranienne, et que le Hezbollah était la seule organisation terroriste à en posséder dans son arsenal. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a écourté sa visite aux États-Unis pour présider une réunion du comité de sécurité, promettant qu’"Israël ne laisserait pas cette attaque meurtrière sans réponse". Il a réaffirmé le droit et le devoir d’Israël de se défendre.
Les Nations unies ont exprimé leur préoccupation face à cette escalade et ont appelé les parties à faire preuve de retenue. Jeanine Hennis-Plasschaert, coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, et Aroldo Lazaro, chef de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont averti qu'une réponse israélienne pourrait déclencher une conflagration plus large dans la région.
Les États-Unis ont immédiatement apporté leur soutien à Israël, condamnant fermement l'attaque. En Europe, le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, a condamné ce bain de sang et a réclamé une enquête internationale indépendante. Le ministère français des Affaires étrangères a également condamné l'attaque et a appelé à éviter une nouvelle escalade militaire.
En réponse à l'attaque, un drone israélien a visé avec deux missiles un hangar et une habitation à Taraiyya, dans l'est du Liban, près de Baalbeck. Les frappes ont détruit les cibles sans faire de victimes, selon une source sécuritaire libanaise.
La situation reste très tendue et les risques de nouvelles confrontations sont élevés. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si une escalade plus large peut être évitée.


