Une famille échappe au pire : Le plafond s’effondre sur leur lit

"En gros, je suis à la rue" lâche le coeur lourd Marion Sautron. Cette mère de famille peut se sentir heureuse que sa famille ait échappé au pire, mais difficile pour elle de s’extasier sur le miracle lorsque toute la famille se retrouve sans domicile.
Vendredi soir, Marion, son mari et ses deux enfants étaient invités à l’extérieur. Sans le savoir, ils échappaient au drame. À leur retour, ils constatent que le plafond de la chambre où toute la famille dort s’est effondré sur les deux lits. "Le pire, c’est que je l’avais signalé à plusieurs reprises, en plus des problèmes d’étanchéité et de la porte de la cuisine qui tombe" peste la mère de famille. Le premier signalement a eu lieu un mois après être rentré dans le loyer en avril 2018. En fait, des travaux devant être réalisés dans leur première semaine n’ont jamais été faits.
Marion a alors tenté de contacter l’agence et la propriétaire. Cette dernière lui a indiqué qu’elle payait des assurances pour cela et qu’elle devait se retourner vers l’agence qui en a la gestion. Malheureusement pour elle, l’agence OFIM de Sainte-Marie, fermée durant le week-end, n’a toujours pas donné signe de vie. Érick Fontaine, l’administrateur de la Confédération Nationale du Logement, a par contre lui fait directement le déplacement pour constater les dégâts. Il a suggéré à la famille de porter plainte, ce que compte bien faire Marion. "J’attends la visite de l’expert demain, puis je vais au tribunal", annonce-t-elle, remontée.
Malheureusement, sa famille et elle ne veulent pas rester dans la maison. "J’ai peur, il manque des poutres et des barres de fer. J’ai peur de traverser le plafond et tomber sur mes enfants aux rez-de-chaussée. En plus, j’entends des craquements de l’autre côté de la maison", confesse la mère de famille. Elle va donc tenter de dormir chez sa famille, une solution qui ne peut pas "durer indéfiniment".


