Un gouvernement du NFP "n'a aucune chance de prospérer" assure Gérald Darmanin

Appel à la formation d'un gouvernement de coalition
Gérald Darmanin a rappelé que "tous les partis politiques qui n'appartiennent pas au Nouveau Front populaire ont dit qu'ils le censureraient le jour même de la nomination du gouvernement".
Le locataire de la place Beauvau a également plaidé pour la formation d'un gouvernement de coalition, soulignant qu'Emmanuel Macron cherche à construire une coalition afin de répondre à la volonté des Français, "qui n'ont donné le pouvoir ni à Jean-Luc Mélenchon ni à Marine Le Pen". "On pourrait se mettre d'accord sur un minimum", a-t-il suggéré, tout en critiquant le Parti socialiste et son secrétaire national, Olivier Faure, pour avoir refusé de participer aux nouvelles consultations lancées par Emmanuel Macron. Selon Gérald Darmanin, Olivier Faure "préfère une alliance avec la France insoumise plutôt qu'avec les partis de l'ex-majorité".
Les appels "à la raison" des députés de l'ancienne majorité
Le message de Gérald Darmanin a été renforcé par Sylvain Maillard, député du groupe Renaissance, qui a appelé les socialistes "à la raison" lors de son intervention dans l'émission La Grande Interview sur CNews-Europe 1. Il a exhorté les socialistes à écouter leurs électeurs et à s'engager dans des mesures concrètes en rejoignant le gouvernement.
Guillaume Kasbarian, ministre démissionnaire du Logement, a également souligné l'importance de trouver un Premier ministre capable de diriger un gouvernement stable et d'éviter "une censure très rapide". Il a rappelé que "personne n'a 289 sièges à l'Assemblée nationale" et qu'il est crucial de "trouver les perles rares capables de faire vivre une démocratie parlementaire".
Un blocage parlementaire que souhaite également éviter la présidente LR de la région Île-de-France, Valérie Pécresse. Cette dernière, reçue sur RTL, qualifie le Nouveau Front populaire, et notamment sa branche LFI, "comme une extrême-gauche qui veut le désordre et conduire la France à la faillite". Malgré la complexité des tractations en cours, elle entend bien "débloquer cette majorité de blocage" même si elle n'est "candidate à rien", en votant pour des mesures "qui vont dans le bon sens" afin d'éviter que la France "n'aille dans le mur".


