Un dialogue social à l’arrêt à Saint-Paul ?

Devant l’échec de cette dernière rencontre, les 7 et 8 juin derniers, ces organisations demandent donc à ce que la mairie accepte enfin d’appliquer le protocole qui avait été signé en mars 2022. Absence d’évaluation des agents, dysfonctionnement des instances paritaires, processus de titularisation opaque et organigrammes à trous, le constat est sévère.
“Il faut qu’on parle de la discrimination politique et syndicale à Saint-Paul”
Pour les trois organisations, c’est une véritable purge qui est toujours en cours. “On compte pas moins de 200 contrats non-renouvelés. On invoque un rapport de la Cour des comptes pour officiellement réduire les effectifs, mais on remplace aussitôt les départs avec de nouveaux CDD. Où est la logique là-dedans ? La plupart de ces contrats ont été passés entre 2014 et 2020, difficile de faire semblant de ne pas voir ce qu’il se joue”, s’agace Aude Cazanove, pour FO. “Nous avons également le cas de deux représentants syndicaux qui ont vu leurs contrats prendre fin, malgré leur statut d’agent protégé. Il faut qu’on parle de la discrimination politique et syndicale à Saint-Paul”, poursuit la syndicaliste.
La mairie nie toute rupture du dialogue
De son côté, la mairie nie toute rupture avec les représentants du personnel. “Une réunion a eu lieu ce jeudi - il s'agit de la Formation Spécialisée en matière de Santé, Sécurité et Conditions de Travail (F3SCT), ndlr. Le maire les a reçus en début d’année, et nous nous sommes engagés à organiser une rencontre semestrielle avec les syndicats”, explique Stéphane Guyon, adjoint en charge du personnel.
Certains dossiers seraient en cours de règlement. “La question des primes de précarité a été validée et sera prochainement disponible. Concernant la prime inflation, elle vient d’être annoncée, et nous sommes donc encore en train de la mettre en place”, concède l’élu. “Tout cela, les élus du personnel le savent, donc je ne comprends pas vraiment les accusations d’un dialogue social en panne”, rétorque l’adjoint.
De leurs côtés, les organisations syndicales signataires se disent attentives à l’évolution de la situation.


