Tribunal de commerce : la Soficoop obtient six mois de plus en sauvegarde

La Soficoop, filiale de l'Urcoopa, placée en sauvegarde depuis six mois, est de nouveau passée devant le tribunal de commerce. L’administrateur judiciaire en charge du dossier, Me Langet, a obtenu une prolongation de la période d’observation de six mois supplémentaires. Cet allongement doit permettre à la Soficoop d’élaborer un plan de continuation, une étape indispensable pour garantir sa continuité dans un contexte financier particulièrement tendu.
Cette extension a toutefois une toile de fond complexe : la Soficoop est étroitement liée à l'abattoir Evollys, un actif stratégique dont la gestion oppose la société au groupe Duchemann et Grondin. En 2017, un protocole avait été signé, permettant à Duchemann et Grondin de reprendre l’abattoir contre une compensation financière. Mais depuis, les tensions n’ont cessé de monter, notamment autour des termes du rachat prévu.
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Face à cette impasse, Me Langet a déposé une requête en annulation de l’accord de 2017. Pourquoi une telle démarche ? La réponse se trouve dans la situation financière préoccupante de la Soficoop, dont la stabilité dépend largement de l’abattoir Evollys. Le protocole prévoit pour l’instant un rachat final de l’abattoir à hauteur de 10 millions d’euros, à l’issue de l'exercice comptable en cours. Un montant qui, à lui seul, cristallise les tensions entre les parties et complique davantage la restructuration de la Soficoop.
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Le juge commissaire du tribunal de commerce de Saint-Denis doit se prononcer sur cette demande d'annulation le 14 novembre prochain.


