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"Tout a été fait dans les règles" : l'ancien gérant réagit après la fermeture temporaire du Choka

Ecrit par Maxime Bonnet – le jeudi 5 mars 2026 à 13H33
Le Choka Bleu a vécu et se nomme désormais Choka.

Après la fermeture temporaire du Choka à la suite d’un contrôle de sécurité, l’ancien gérant Christian Virassamy prend la parole. Il affirme que toutes les démarches réglementaires avaient été engagées avant son départ et répond aux critiques visant son ancienne gestion, tout en pointant la responsabilité de la nouvelle équipe et des acteurs publics dans la situation actuelle.

Christian Virassamy, ancien gérant de l’établissement, est sorti du silence. Il conteste les critiques visant son ancienne gestion et assure avoir respecté toutes les démarches avant son départ.

« Tout a été fait dans les règles avant notre départ. Nous avions travaillé pendant un an et demi pour monter notre dossier de permis de construire. On avait mis 600 000 euros dans les travaux pour ce projet. Cela a été un chemin de croix, et au final tout a été annulé avec la fin de notre AOT », raconte-t-il.

Selon lui, plusieurs aspects réglementaires avaient déjà été traités. « L’accessibilité ou encore l’électricité, tout était bon. On attendait juste le feu vert de Tamarun avec la reconduction de l’AOT », assure l’ancien gérant.

« Quand on voit ce qu'il s’est passé en Suisse, on ne peut pas jouer avec la vie des gens »

Christian Virassamy se montre en revanche très critique envers l’équipe actuellement en place. « Aujourd’hui, la nouvelle gérance n’a pas fait ce travail. Elle a voulu utiliser mon permis de construire pour son propre projet. Ça ne marche pas comme ça. Je refuse de me faire traîner dans la boue. Qu’en deux ans ils n’aient pas été capables de faire des toilettes en dit long sur la gestion », lance-t-il.

Il tient toutefois à préciser qu’il ne souhaite pas revenir aux commandes de l’établissement. « Je ne veux plus du Choka Bleu, j’ai tourné cette page », confie-t-il.

L’ancien gérant rappelle également que le projet initial devait s’accompagner d’un changement d’identité pour l’établissement. « Ils avaient promis de faire un nouveau Nikkibeach, pour au final garder le nom du Choka. Sauf que le nom appartient toujours à ma holding », affirme Christian Virassamy, disant vouloir préserver l’esprit du site. « Je suis Réunionnais et Saint-Paulois, j’ai toujours promis de ne jamais mettre une verrue sur cette plage », insiste-t-il.

Enfin, il met en cause la gestion globale du dossier et la responsabilité de certains acteurs. « Si aujourd’hui ils ont des difficultés à faire tourner leur établissement, ce n’est pas de la faute de l’ancienne gérance », estime-t-il.

« La preuve, c’est le nombre de soirées toujours organisées. Pourtant, la convention qu’ils ont signée précise qu’ils sont limités à une douzaine de soirées par an, notamment pour le 14 juillet ou le 20 décembre », fait-il valoir.

Et de conclure, plus sévère : « Cette histoire est la conséquence d’une fumisterie pour mettre l’actuel gérant. La vérité, c’est que le Territoire de l’Ouest et Tamarun ont laissé le Choka accueillir du public sans les autorisations obligatoires. Quand on voit ce qui s’est passé en Suisse, on ne peut pas jouer avec la vie des gens ».

Etiquettes : Choka | Saint-Paul | Trou d'Eau

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