Titres-restaurant : les salariés bientôt autorisés à les utiliser le dimanche

C’est l’un des changements majeurs annoncés par le gouvernement : les titres-restaurant pourront être utilisés tous les jours de la semaine, y compris le dimanche. Une mesure qui s’inscrit dans une réforme globale de ce dispositif emblématique, attendue d’ici 2027.
C’est une évolution attendue par de nombreux salariés : l’usage des titres-restaurant sera prochainement autorisé le dimanche. Jusque-là, leur utilisation était restreinte aux jours ouvrables, avec des exceptions locales, mais la réforme présentée mercredi 25 juin 2025 par la ministre du Commerce et des PME, Véronique Louwagie, entend élargir leur champ d’action. À partir de 2027, les titres-restaurant seront utilisables tous les jours de la semaine — du lundi au dimanche — à l’exception des jours fériés.
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Cette annonce marque un tournant dans l’histoire des titres-restaurant, créés à la fin des années 1960. En plus de cette extension calendaire, leur usage pour les courses alimentaires en supermarché sera pérennisé, malgré l'opposition des restaurateurs, et ils seront entièrement dématérialisés. Le plafond journalier reste à 25 euros, mais les restrictions géographiques seront levées : les titres deviendront valables dans toute la France.
Le dimanche, souvent jour de courses ou de repas en famille, deviendra ainsi un jour comme les autres pour utiliser ce moyen de paiement. Pour le gouvernement, il s’agit d’adapter le dispositif aux nouvelles réalités : multiplication des commerces ouverts le week-end, télétravail qui bouleverse les rythmes, et salariés qui délaissent les restaurants pour cuisiner eux-mêmes.
Les professionnels de la restauration, déjà critiques face à l’usage élargi en grandes surfaces, dénoncent un nouveau coup dur. L’Umih, leur principale organisation, estime à plus d’un milliard d’euros les pertes liées à ces évolutions. Mais du côté des utilisateurs, l’élargissement à tous les jours — et donc au dimanche — est perçu comme une souplesse bienvenue dans un contexte d’inflation alimentaire persistante.
Reste à traduire cette réforme dans un texte législatif ou réglementaire, ce que le ministère souhaite finaliser avant fin 2026.


