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Survêtements contrefaits : le business familial condamné par la justice

Ecrit par P.B. – le samedi 22 février 2025 à 14H18

Le gérant de snack au Port et sa famille ont été sanctionnés pour les faits de détention et de vente de produits contrefaits. Le tribunal a en revanche suivi les plaidoiries des avocats qui avaient demandé de raccourcir la période de prévention et de ne pas retenir la circonstance aggravante de bande organisée.

Fabien* et sa petite équipe ont tous été reconnus coupables des faits de détention et vente de produits contrefaits bien que, comme l’avaient demandé les avocats, la période de prévention ait été raccourcie faute d’éléments probants et que la circonstance aggravante de bande organisée n’ait pas été retenue. Elle suppose en effet " une pérennité de l’organisation et là, il s’agit davantage d’une organisation familiale", concèdent les juges.

En savoir plus : Le business de vêtements de marque contrefaits les amène devant le tribunal

Fabien, qui a lancé l’affaire, a été condamné à 2 ans de prison dont un an avec sursis probatoire, à payer les sommes dues au Trésor Public et à verser 25.000 euros d’amende douanière.

Son bras droit, Noémie*, jeune génie de la gestion, écope de 2 ans de prison avec sursis probatoire, à l’obligation de travailler, à payer les amendes dont également 25.000 euros pour les douanes.

Des "peines démesurées"

Le frère et la femme de Fabien, pour l’avoir aidé, ont été condamnés à 10 mois de sursis simple, tandis que Lucas, défendu par me Farid Issé, petit ami de Noémie de l’époque, repart avec 6 mois au-dessus de la tête. Nick qui a réceptionné un certain nombre de colis écope de 4 mois de sursis simple.

Tous les scellés ont été confisqués.

Si Fabien et son frère ont tous les deux été reconnus coupables des faits de violence en réunion, Me Nathalie Pothin a cependant obtenu la relaxe pour Noémie.

Pour Me Norman Omarjee, conseil de Fabien, "le tribunal n’a pas tiré toutes les conséquences. Les peines prononcées sont complément démesurées". L’avocat, "insatisfait", en veut pour preuve, les amendes requises et la période de prévention réduites ou encore la bande organisée qui a été écartée. Il n’exclut pas de faire appel.  

50.000 euros en quelques mois

Fabien, gérant d’un snack-bar au Port, s’est lancé dans le business de vente de survêtements contrefaits après la pandémie de Covid et les différents confinements. Pour rembourser ses dettes, le père de famille a fait venir des centaines de colis de survêtements Lacoste notamment.  Pour l’aider à gérer ses affaires illicites, Fabien a fait appel à Noémie pour le côté administratif et financier, à sa compagne, à son frère et à des connaissances pour réceptionner et vendre la marchandise. Selon les estimations de l’enquête, le business a rapporté de l’argent rapidement : 50.000 euros en quelques mois.

La petite équipe est entrée sur les radars des autorités quand un de leurs acheteurs tente de les voler. Le petit Christiven*, 16 ans, avait tenté de payer les survêtements commandés avec des prospectus… Fabien et Victor étaient venus le malmener. Christeven avait porté plainte.

*Prénoms d'emprunt

Etiquettes : Contrefaçons | Tribunal

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