Sur les bancs du lycée

A Monsieur BENARD en souvenir de notre vieux Lycée...
Sur les bancs du lycée, où je formais mon âme
J’aspirais à l’amour, à l’ardeur de sa flamme.
Sans cesse délivrant l’héroïne aux yeux bleus
Je me pâmais heureux, car j’étais amoureux ! !
Jalousant Roméo, j’enlevais Juliette.
La lecture pour moi devenait une fête.
Un genou me troublait autant que toi Sorel
Je cédais au désir infernal, éternel.
Que dire des larmes versées pour toi ELVIRE
Quand le poète voit que son amour expire ?
Je m’accrochais aux mots, à tous ceux d’autrefois,
O ! Ces sublimes mots ceux d’amour et de foi.
Mais je peux t’affirmer que ma ferveur réelle
Est toute aussi vivante, et surtout éternelle.
Par mes désirs ardents et peut-être fougueux
Nous serons plus heureux que Tristan et Yseult.
MAX FAUVETTE.


