Solidarité : Aider Eric et Flavie à retrouver “une vie ordinaire”

Une vie ordinaire, c'est pour ce couple : voir leurs amis, faire des ballades en amoureux, aller à des concerts ou encore à des spectacles. “Madame est fan de Mickael Pouvin et de Marie Alice Sinaman. Elle a d'ailleurs lu sa demande en mariage devant le public au Teat Plein Air”, ne manque pas d'anecdotes Eric.
Eric et Flavie se sont rencontrés en 2007 à l'Institut Médico-Educatif de Saint-Louis. “Mais on a poireauté 9 ans”, précise Eric. Madame a, elle, le sourire espiègle aux lèvres. Le couple s'est marié l'année dernière sous le feu des projecteurs, dans Lamour Lé Dou diffusé sur Réunion La 1ère.
Atteinte d'encéphalomyélite, en fauteuil depuis ses 13 ans, Flavie souffre également d'arthrose de la hanche. Depuis novembre dernier, la douleur a pris le pas sur tout. La jeune femme de 30 ans ne peut plus se rendre aux shootings photo et défilés de mode pour l'association Atypik Beauty qu'elle affectionne tant. Leur vie sociale et de couple s'en trouve ainsi affectée.
“Si on ne fait rien, les douleurs seront telles qu'elle ne pourra bientôt plus s'assoir”, s'alarme Eric.
L'opération qui pourrait soulager Flavie, la pose d'une prothèse de hanche, peut se faire à Paris dans un service spécialisé de l'hôpital Raymond Poincaré. Une consultation est prévue pour le 24 octobre prochain mais seul le billet d'avion et l'hébergement sur 2 jours sont pris en charge pour Flavie et un accompagnant.
Lui-même atteint d'une infirmité motrice cérébrale, Eric ne peut être l'accompagnant et doit lui-même être accompagné. Mais le jeune homme ne peut se résoudre à la laisser traverser cette épreuve sans lui. “Je dois l'accompagner pour la soutenir. On vit ensemble depuis 5 ans. Je suis le plus à même de connaitre son dossier. On arrive pas comme ça à un rendez-vous en France”, figure Eric d'autant que Flavie éprouve des difficultés à parler.
Billets d'avion, logement adapté, vêtements d'hiver...le couple a lancé un appel à la solidarité pour les frais engendrés par le voyage d'Eric et de son accompagnant.
L'opération “a un enjeu et ce n'est pas celui du confort et de la mobilité” mais bien celui de retrouver “une vie ordinaire qui n'est pas seulement rythmée par les soins médicaux”.


