Selon que vous serez puissant ou misérable...
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Nous apprenons en pages "Nationales" de nos quotidiens que le parquet de Paris a requis hier un non lieu pour Jacques Chirac, dans le cadre de l'affaire dite des emplois fictifs de la ville de Paris.
On reprochait à l'ancien président de la République, à l'époque où il était maire de Paris, d'avoir fait payer par le Cabinet de la ville des postes politiques en faveur du RPR.
Fort opportunément, une loi est par la suite venue accorder un sursis à Jacques Chirac, le mettant à l'abri de toute poursuite tout le temps qu'il serait à l'Elysée. Ce qui explique que cette affaire, vieille de 25 ans pour les faits les plus anciens, ne soit traitée qu'aujourd'hui.
Et aujourd'hui, 25 ans après donc, on apprend que le Parquet souhaite prononcer un non lieu...
Cette histoire d'emplois fictifs était un secret de polichinelle dans le milieu politique. Et pourtant, un procureur -donc aux ordres du ministre de la Justice du gouvernement de Nicolas Sarkozy- vient nous expliquer qu'il n'y a rien eu. Comme disait Coluche, "Circulez, il n'y a rien à voir..."
Voilà comment se protègent les politiques : on fait tout pour gagner du temps, pour retarder le procès. Et ensuite, on vient nous expliquer : "Vous n'allez quand même pas condamner quelqu'un pour des faits qui se sont déroulée il y a 25 ou 30 ans..."
La Fontaine le disait déjà en son temps : "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir"...


