Sécurité routière: La Police nationale mobilisée pour la campagne sucrière

Il convient de différencier deux groupes de transporteurs : Les transporteurs dont la mission quotidienne, est le transport de marchandises sur l’ensemble du département. Il s’agit principalement de véhicules de type "cachalot" et les agriculteurs qui acheminent eux-mêmes leurs productions aux différents centres de réception répartis sur toute l’île.
Les difficultés engendrées rencontrées sont nombreuses comme le déversement de la marchandise sur les voies de circulation dû à un mauvais arrimage ou à un chargement dépassant des ridelles notamment lors des passages de ces véhicules en dessous des ouvrages d’art. Un différentiel de vitesses entre ces véhicules et les autres usagers notamment sur les voies dont la vitesse maximale autorisée est de 110 km/h. Le dispositif lumineux de ces véhicules peut être atténué partiellement ou intégralement par le volume important de la marchandise transportée.
Les routes peuvent être souillées par la présence de terre, boue, canne à sucre entre les champs et les lieux de livraison. La circulation peut être difficile à proximité des lieux de livraison. La densité de circulation est plus importante sur le créneau horaire matinal (dus aux impératifs de livraison) en dépit de l’encombrement habituel du réseau routier. La présence de véhicules de grand gabarit sur des routes sinueuses et à double sens de circulation est possible.
Les conséquences de ces transports durant la compagne sucrière occasionnent la présence de canne à sucre sur la chaussée pouvant entraîner la perte de contrôle des véhicules, notamment des deux-roues. Cela occasionne également un différentiel de vitesse jusqu’à 70 km/h entre ces deux types d’usagers, les véhicules agricoles ayant une vitesse maximale de 40 km/h, ayant pour conséquences des ralentissements importants pouvant entraîner des collisions plus ou moins graves.
Enfin la présence de terre, voire de boue ou encore de déchets végétaux sur les voies de circulation peut affecter la tenue de route des autres véhicules et plus particulièrement celle des deux-roues. À noter que la fréquentation des routes sinueuses par des véhicules de fort gabarit obligent les autres usagers à adapter leurs allures et trajectoires empruntées par les usagers vulnérables tels que les piétons et cyclistes.
La vigilance, la prudence et la sécurité restent l’affaire de tous !





