Scandales automobiles : une pétition réclame une commission d’enquête parlementaire

Une pétition demande une commission d’enquête parlementaire sur plusieurs scandales automobiles impliquant moteurs défectueux et airbags dangereux.
Une pétition en ligne a été lancée sur le site MesOpinions.com pour réclamer l'ouverture d'une commission d’enquête parlementaire sur une série de scandales automobiles majeurs, aux conséquences parfois dramatiques. À l’origine de cette initiative : l’Union des Méprisés de l’Industrie Automobile (UMIA), qui regroupe plusieurs associations de victimes.
Des défauts connus mais ignorés, selon l’UMIA
Les signataires dénoncent l’inaction des autorités face à des défauts d’origine constructeur concernant plusieurs moteurs et dispositifs : le Dieselgate, le Motorgate (Renault-Dacia-Nissan, moteur 1.2 TCe), les problèmes d’AdBlue (cristallisation des réservoirs), les moteurs 1.2 Puretech et 1.5 BlueHDI (Stellantis, Ford, Toyota), les airbags Takata ou encore les courroies défectueuses des moteurs Ford EcoBlue 2.0.
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« Les réponses apportées sont systématiquement trop tardives et ne répondent qu’aux intérêts financiers des industriels », fustige l’UMIA dans une lettre ouverte. Selon le collectif, des défaillances connues de longue date ont été volontairement ignorées par les constructeurs comme par les instances de contrôle : DGCCRF, DGEC, SSMVM, UTAC.
Des drames évitables, selon les associations
L’actualité a ravivé les tensions : le 11 juin dernier, un accident mortel à Reims a relancé le débat, en lien possible avec un airbag Takata défectueux. Pour l’UMIA, ce drame illustre « que l’inertie des autorités ne reste pas sans conséquences ». Les victimes appellent désormais les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités, rappelant que « la sécurité des biens et des personnes est une responsabilité directe de l’État ».
À l’approche des grands déplacements estivaux, le collectif alerte sur les risques accrus d’accidents liés à ces défauts non corrigés. Il appelle les parlementaires à réagir, en lançant une commission d’enquête sur l’ensemble de ces scandales industriels.
Parmi les signataires de l’appel : Maryse-Hélène Malroux, présidente du collectif sur les airbags Takata ; Olivier Blanchet, président des victimes du Motorgate Renault-Nissan ; Sébastien Czerniak, président de l’association des victimes du Puretech ; Smaël Sebille, président de l’association des victimes des chaînes 1.5 BlueHDI


