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Sauvetage miraculeux hier soir à Boucan canot

Un drame a été évité de peu ce jeudi soir à Boucan Canot. Deux jeunes hommes se sont retrouvés en difficulté au large, surpris par le courant.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 25 septembre 2020 à 10H43

Le récit de Sandro Turpin donne la mesure du drame qui a été évité ce jeudi soir à Boucan canot. Le maître nageur sauveteur, un ami et un collègue sont à la terrasse d’un café de l’esplanade lorsqu’un ami vient leur dire que des personnes appellent au secours. 

Les deux MNS ne perdent pas une seconde et se rendent sur la plage. Sandro Turpin rouvre le poste de secours fermé à cette heure-là et s’équipe un minimum, en palmes - paddle. Il se jette à l’eau. Son collègue Gérard Hoarau reste en soutien depuis le rivage. 

L’un des deux baigneurs en difficulté réussit à regagner le bord par ses propres moyens. Le second s’éloigne dangereusement de la côte. "Il devait être à 70 - 100 mètres du rivage", estime ce matin Sandro Turpin. Il réussit à agripper la personne emportée par le courant et la ramène sur le sable. Le jeune homme est choqué, tétanisé. "Deux minutes de plus, il ne serait pas revenu...", estime le MNS. 

Dans son malheur, le baigneur le plus en difficulté a eu de la chance. Tout d’abord par la présence sur le secteur de deux professionnels aguerris aux situations de sauvetage. De plus, la vigie de Boucan canot lève le camp à 18H. Lors du sauvetage, il était 19H. "On ne voyait rien", confirme Sandro Turpin. Heureusement, là aussi, qu’un facteur providentiel a concouru à éviter une noyade. "Il se trouve qu’il y a actuellement un tournage de film qui se fait à l’hôtel Le Boucan", raconte le maître-nageur sauveteur. Le personnel technique du plateau de tournage a compris qu'il se passait quelque chose et a braqué ses gros projecteurs vers la mer pour donner une visibilité jusque-là nulle. "Il faisait nuit, avec pas mal de houle : 2 mètres à 2,50m, beaucoup de courant", décrit-il le plan d’eau agité de la nuit dernière. 

Une fois qu’ils avaient retrouvé leurs esprits, les deux baigneurs de 24 et 27 ans - des locaux originaires de Saint-Denis - ont raconté aux MNS s’être mis à l’eau pensant aller porter secours à une personne en difficulté au large, "alors qu’il s’agissait de notre bouée d'amarrage de bateau ancrée en face du poste", précise Sandro Turpin. 

Leur état de santé n’a pas nécessité de prise en charge plus poussée par le véhicule de secours et d'assistance aux victimes des pompiers, nous confirmait hier soir une équipe d’astreinte de la caserne de Savanna.  

 

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