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Saleté de requins, va !

Ecrit par zinfos974 – le mardi 24 janvier 2012 à 09H50

J'étais bien assis, heureusement : j'en serais tombé sur le derrière !
Epluchant conscieusement la presse locale en sirotant mon café matinal, il y a quelques temps de cela, je tombe stupéfait sur l'annonce suivante à la rubrique "Rencontres" :
"Beau surfeur sportif, 1.80 m, cheveux mi-longs, (…) physique athlète (…) cherche belle JF sensuelle, bimbo, sexy, ss charges, pour relation amoureuse à définir (…)".
Alors quoi ?! Non contents de nous mettre au chômage, voilà que les requins nous obligent à passer par les petites annonces pour nous trouver un pied d'riz ? Quelle déchéance ! Saleté de bestiaux, va !

Z'avaient bien raison, les Péry, Nativel et consorts. Vous savez, nos braves Pieds Nickelés péi qui près l'accident de février 2011 - un surfeur métropolitain s'était fait arracher la jambe par un requin du côté de Saint-Gilles - avaient monté une expédition punitive sous forme de chasse au requin dans la réserve nationale marine (sic). Tout ça (presse du 22/02/11) pour, paraît-il, sauver l'économie et le tourisme réunionnais, la patrie en danger et la planète Terre (ah non, pardon, pas la planète, c'était pas encore d'actualité…).
Ils en avaient profité pour zigouiller un pauvre diable de requin bouledogue qui passait par là, totalement innocent, et qui n'avait d'ailleurs rien demandé à personne.
Quelques mois plus tard l'un d'entre eux, présenté comme "une figure incontournable du surf à la Réunion et un pratiquant assidu de chasse sous-marine" nous avait sorti dans la presse (22/06/11) ce morceau d'anthologie : "A la Réunion, ce sont les surfeurs qui bravent l'océan au quotidien". Mais c'est beau comme du pain frais ça, j'en tremble d'aise : en voilà des hommes, des vrais ! Tabarly à côté, c'était vraiment de la "gnognotte"….

Pourtant depuis les accidents de 2011, les spots de l'ouest sont toujours déserts : malgré un temps souvent magnifique et des vagues superbes, pas un surfeur dans l'eau. Boucan Canot, morne plaine : il faut bien le reconnaître, la trouille y règne en maître.
Alors oui M. le préfet, il y a vachement urgence ! Mine de rien, on a une réputation à défendre, nous. Le beau surfeur tombeur de minettes, c'est dans les vagues que ça s'construit ce genre de symbole, jour après jour et par un labeur acharné : pas le c….sur le sable !
Si l'on veut que les surfeurs de l'ouest puissent enfin retrouver leur honneur et leur dignité, il faut ab-so-lu-ment li-qui-der toute cette engeance requinesque.
Les requins, c'est vraiment une sale race. Comme les indiens de nos braves américains qui, à l'époque, avaient déjà trouvé la solution idéale : "Le seul bon indien, c'est un indien mort !".

Didier Dérand.

 

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