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Sakifo 2026 : “il y en a pour tout le monde, comme tous les ans”

Ecrit par Gaetan Dumuids – le vendredi 23 janvier 2026 à 08H20

Pour sa 22e édition, prévue du 5 au 7 juin 2026 à Saint-Pierre, le Sakifo dévoile une première vague d’artistes qui confirme une ambition assumée : proposer une programmation toujours plus diversifiée et fédératrice. Une identité musicale plurielle, qui s’accompagne aussi d’un engagement social et culturel renforcé sur le territoire.

Le Sakifo retrouvera Ravine Blanche du 5 au 7 juin 2026 pour une 22e édition qui s’annonce une nouvelle fois très ouverte dans ses esthétiques. Festival emblématique du sud de La Réunion, l’événement rassemble chaque année près de 40 000 spectateurs autour des musiques, qu'elles viennent de l’île, de métropole ou d’ailleurs.

Lire aussi : Sakifo 2026 : découvrez les premiers noms de la prochaine édition

Pour cette nouvelle édition, les organisateurs revendiquent une programmation à la fois éclectique, intergénérationnelle et fédératrice. Une orientation pleinement assumée par Jérôme Galabert, gérant d’Intaka Productions : “On pourrait parler de tellement d’artistes, de tellement d’univers différents… donc voilà, il y en a pour tout le monde, comme tous les ans.”

Une première vague qui illustre la diversité musicale

Pour l’annonce de ses vingt premiers noms, le Sakifo tient à montrer l’étendue de son spectre musical. En tête d’affiche, Jean-Louis Aubert, qualifié par Jérôme Galabert de “monument du rock français et de la chanson”, côtoiera aussi bien Asaf Avidan, à la voix singulière, que Magic System, porteur d’une énergie festive transgénérationnelle.

La programmation fait également la part belle aux musiques urbaines avec Rilès, PLK ou encore Eve La Marka, révélée dans La Nouvelle École. Le rock sera représenté par Last Train, tandis que le reggae trouvera sa place avec Queen Omega and the Royal Souls, Joe Yorke, Stand High Patrol feat. Joe Yorke & Marina P et Biga Ranx.

Le festival se veut aussi un espace de découvertes, avec notamment Helena, Miki ou encore le chanteur sud-africain Bongeziwe Mabandla. Les talents réunionnais ne sont pas oubliés, avec Léa Churros, Saodaj, Missty, Alsimi ou encore Baster, qui jouera pour la première fois sur la grande scène.

Une promesse de découvertes autant que de têtes d’affiche

Pour Mouna Haguma, directrice générale du Sakifo, l’enjeu reste le même : “Ce qu’on espère vraiment, c’est que les festivaliers viennent pour des artistes plus connus qu’ils ont envie de voir, mais repartent avec vraiment le côté très heureux d’avoir découvert de nouveaux artistes.”

Si seulement vingt noms ont été annoncés à ce stade, la programmation finale comptera une cinquantaine d’artistes. Jérôme Galabert précise d’ailleurs que de nouvelles annonces devraient intervenir rapidement, avec encore “une trentaine de pépites de l’océan Indien et d’ailleurs”.

Une identité artistique fidèle à l’ADN du festival

L’édition 2026 se dote également d’une nouvelle identité visuelle confiée à l’artiste réunionnais Pitidessins. Son univers graphique met en scène un personnage mêlant la puissance du volcan, la douceur des couchers de soleil et la présence du paille-en-queue, symbole de liberté et d’ouverture. Une manière de rappeler l’ADN du Sakifo, ancré dans son territoire tout en restant tourné vers le monde.

Un festival qui dépasse largement les murs de Ravine Blanche

Mais le Sakifo ne se limite pas à ses trois jours de concerts. Depuis plusieurs années, et plus encore récemment, le festival développe de nombreuses actions culturelles et solidaires à Saint-Pierre.

Mouna Haguma rappelle ce travail mené avec différentes structures : “Depuis le démarrage du Sakitour, on travaille en collaboration avec beaucoup d’associations, l’AFEMA, Ankraké, le foyer Albert Barbot.” L’objectif est de créer des rencontres entre artistes et habitants, notamment avec des scolaires, comme au collège Paul Hermann avec Baster ou encore avec Lékol Mizik Trad.

Jérôme Galabert évoque de son côté des concerts à l’hôpital, au foyer Albert Barbot, le Risofé à Terre-Sainte, ou encore des actions à Ravine Blanche et à Bassin-Plat. Il souligne aussi la présence prolongée de Jean-Louis Aubert à La Réunion pour les répétitions de sa tournée et des rencontres avec des élèves de Lékol Mizik Trad.

Autant d’initiatives qui rappellent que le Sakifo n’est pas seulement un grand rendez-vous musical, mais aussi un acteur culturel engagé, convaincu que la musique peut être un puissant vecteur de lien social et de partage.

Etiquettes : Sakifo

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