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Sainte-Suzanne : Daniel Alamelou met en avant son “expérience” face aux “aventuriers”

Ecrit par P.M. – le dimanche 25 janvier 2026 à 08H36
Le candidat a présenté samedi les grandes lignes de son programme depuis sa permanence.

Daniel Alamelou a inauguré ce samedi sa permanence de campagne. Devant environ 250 partisans, le candidat a présenté les grandes lignes de son programme, présenté comme “réaliste et ambitieux” et prêt à être appliqué “sans temps de rodage”, à la différence d’autres candidats, présentés comme des “aventuriers” de la politique.

Dès le début de son discours, prononcé devant environ 250 militants réunis dans la cour de sa permanence, située dans le centre-ville, Daniel Alamelou a placé sa candidature dans la continuité d’une action publique et politique initiée au début des années 2000. Comme adjoint chargé de l’aménagement, puis comme 1er adjoint (de 2008 à 2012), mais aussi comme ancien vice-président du Département dans le domaine de l’environnement, mais aussi à la CINOR, comme président de l’Office de l’eau et depuis octobre 2022 comme président du SYDNE (Syndicat mixte de gestion des déchets du Nord et de l’Est).

“Cette expérience, ces compétences acquises”, il veut les mettre au service de sa commune. “Sainte-Suzanne doit sortir de son sommeil et ouvrir une nouvelle page après 30 ans d’un même chapitre et il n’y a plus de temps à attendre.”

Lire aussi : Municipales 2026 : Daniel Alamélou veut tourner une nouvelle page à Sainte-Suzanne

"Nou lé prêt, mi lé prêt"

En mettant l’accent sur son parcours et une méthode fondée sur la “rigueur”, il l'affirme : “Nou lé prêt, mi lé prêt, et il faut avoir des épaules solides pour reprendre une commune fragilisée”, clame Daniel Alamelou, dont il s’agit de la quatrième candidature, en comptant l’élection anticipée de 2012 (47,7 %). Deux ans plus tard, la victoire s’était jouée à seulement 452 voix avec Maurice Gironcel (48,19 %). En 2020, il avait terminé troisième au second tour (20,42 %).

Dans le public, on reconnaît Yolaine Tounia, actuelle élue municipale déléguée à la Culture ou celle d’Anselme Vitry, ancien élu de la majorité ou encore celle de Daniel Jaurès, ancien responsable du CCAS. 

“Des aventuriers qui arrivent”

Face à des “aventuriers qui arrivent” (dans cette élection, NDLR), il pose la question de leur capacité à être “efficaces tout de suite alors qu’il n’y a plus de temps à attendre alors que nous sommes sous perfusion, avec moi pas de temps de rodage il faut y aller tout de suite !”

Si “tout n’est pas à jeter à la poubelle” du bilan du maire sortant - dont le nom n’a jamais été prononcé, comme celui d’autres candidats - il met en avant une situation financière qui a “frisé la tutelle en 2025”, des dysfonctionnements et des retards d’aménagement : “14 ans qu’on attend le cœur de ville !”, clame le candidat.

Il évoque par ailleurs des retards dans le paiement des prestataires, avec à la clé des intérêts moratoires à payer par la mairie, ou l’absence de pénalités malgré des retards dans certains chantiers, évoquant celui de la piscine. Il s’engage à payer les entreprises sous 30 jours : “Mais elles devront aussi respecter les délais.”

“Je ne suis pas dans le tout sauf”

S’il assure ne pas vouloir être dans la “critique” face aux autres candidats et ne pas se placer dans le “tout sauf” - en référence à Eddy Balbine qui a annoncé qu’il ne fera pas d’union avec Frédéric Maillot - il n’a pas manqué de décocher quelques flèches à ses adversaires politiques, sans les citer.

“Est-ce qu’un candidat doit payer ses impôts dans la commune qu’il veut gérer demain ou une simple attestation d’hébergement suffit ?”, questionne-t-il. “Ce n’est pas un critère préfectoral mais c’est un critère qui regarde à nou, entre nous, pour dire quel est le contrat de confiance que nous voulons mettre vis-à-vis de certains candidats”, juge-t-il dans la foulée, en référence à Frédéric Maillot, sans le citer.

L’ancien DGS n’est pas oublié : “Au conseil municipal, Antonio Grondin lui avait demandé il y a un an et demi où était l’ascenseur de l’école Sarda, il nous a dit qu’il allait arriver, le bateau a dû se perdre depuis ! On ne peut pas noyer le poisson, s’il n’y a pas d’argent, si la commande n’a pas été passée, dis a nou la vérité.” Il rappelle aussi que le candidat fut DGA adjoint aux finances.

Le candidat pointe sa présence régulière dans les conseils municipaux et communautaires. Pas le cas d’Alexandre Laï-Kane-Cheong : “L’autre groupe d’opposition a été absent à la CINOR”, tacle-t-il.

Un programme “ambitieux” et “humain”

Il veut proposer un “contrat de confiance” à la population. C’est d’ailleurs à son programme que le candidat a consacré la majeure partie de son discours.

On retient la proposition de créer une “Maison de partages, où les anciens transmettent leur savoir aux jeunes, mais aussi où les jeunes peuvent accompagner les anciens”. Il veut renforcer les actions du CCAS, en créant un CIAS (Centre intercommunal d’action sociale).

Côté cadre de vie, il veut réhabiliter les logements sociaux existants, construire des équipements publics de proximité (aires de jeux, crèches, jardins partagés…), mais aussi “prioriser l’accès au logement aux habitants de Sainte-Suzanne”.

Le président du SYDNE s’engage à fermer le centre d’enfouissement de Bel-Air en 2028, à créer un cimetière intercommunal à Bagatelle et deux centres funéraires à Quartier-Français et au centre-ville.

L’élu fait de l’économie “le cœur de l’ascenseur social”. Il s’engage à étendre la zone de la ZFU (zone franche urbaine) à Sainte-Suzanne. Surtout, il veut créer de nouvelles zones d’activités et artisanales à La Marine, Quartier-Français, Deux-Rives et Bagatelle.

On peut également citer le projet de créer un pôle culturel à Quartier-Français, de réaménager le front de mer ou de créer une maison des jeunes.

Les agents communaux ne sont pas oubliés : “Je veux valoriser nos agents de la mairie et de la CINOR et renforcer le dialogue social.”

“Je ne ferme la porte à rien”

Interrogé sur sa stratégie en cas de qualification à un second tour, il dit ne fermer “la porte à rien, mais je ne suis pas dans une préparation de second tour, je suis à fond dans le premier. Moi je veux travailler avec l’ensemble des électeurs et électrices de Sainte-Suzanne.”

Que répond-t-il à ceux qui font de lui le “candidat déguisé” de Maurice Gironcel ? “J’entends qu’Eddy Balmine est le candidat de Gironcel, que René Sotaca était son candidat, qu’Alexandre Laï-Kane-Cheong est son candidat parce que dans sa plateforme en 2024… On entend plein de choses, moi j’avance, on est d’abord nous-mêmes.”

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