Saint-Pierre : mandat d’arrêt contre le Sri-Lankais qui agresse les mineurs dans les bus

Mardi 18 août 2026, le tribunal correctionnel de Saint-Pierre a condamné un ressortissant sri-lankais pour deux agressions sexuelles sur mineurs commises en 2024. Il avait été condamné en 2025 pour les mêmes faits. Le tribunal l’a condamné à un an de prison ferme et un mandat d’arrêt a été lancé contre lui.
Le mode opératoire est toujours le même. Premananth M., Sri-Lankais d’une soixantaine d’années arrivé à La Réunion depuis la métropole en 2009, se déplace en bus où il repère les jeunes filles mineures. Lorsqu’il constate que l'une d’elles est seule, il va s’asseoir à côté ou sur le siège derrière. Là, il pose son sac pour cacher ses mains avec lesquelles il caresse les jeunes filles. Les caméras de surveillance du bus ont tout filmé.
Il a été condamné en 2025 par le tribunal de Saint-Pierre, mais l’audience de ce mardi 18 août concernait des faits de 2024 sur deux adolescentes. Les faits étant antérieurs à la condamnation, il n’était pas éligible à la récidive. L’expertise médicale et psychiatrique a évalué sa dangerosité à 3 sur 5.
Contrairement au prévenu, l’une des victimes avait fait le déplacement à l’audience pour raconter ce qu’elle avait subi et le traumatisme généré. L’autre n’avait pas eu le courage de faire le déplacement de peur de le revoir. L’une des avocates de la partie civile va affirmer que plusieurs jeunes filles sont victimes de ses agissements. Des accusations qu’elle confirme puisque sa propre nièce a été agressée par le prévenu.
« S’il n’est pas en état de récidive légale, sa première condamnation donne un éclairage sur sa personnalité », argue la procureure. Elle requiert une peine de 18 mois de prison, dont six avec un sursis probatoire renforcé.
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Finalement, le tribunal le condamne à un an de prison ferme et dépose un mandat d’arrêt contre lui. Il voit son inscription actée au Fijais, le fichier des délinquants sexuels, doit verser 1 500 euros à chacune des victimes pour le préjudice moral, ainsi que 500 euros à chacune des mères.


