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Saint-Pierre : le barber shop marron conteste sa fermeture administrative

Ecrit par T.L. – le samedi 18 avril 2026 à 14H55

Frappé d’une fermeture administrative en raison d’une multitude de délits constatés par la police, le Jok Hair Barber Shop aurait entrepris de déclarer son activité et ses salariés. Pas suffisant pour faire suspendre l’arrêté préfectoral selon le juge des référés.

Trois employés non déclarés travaillant dans un salon sans la moindre existence légale : c’est le constat qu’avaient effectué à Saint-Pierre les agents de la direction territoriale de la police nationale, agissant sur réquisition du vice-procureur de la République.

L’établissement, dénommé non sans un certain aplomb "Jok Hair Barber Shop", avait pignon sur rue depuis 2023, et ce "sans n’avoir déclaré ni justifié d’une quelconque autorisation d’exploitation". L’homme à la tête du business a fini par se faire rattraper par la patrouille, son établissement étant frappé d’un arrêté provisoire de fermeture administrative d’une durée de deux mois depuis le 2 avril dernier.

Les coiffeurs du Jok Hair Barber Shop n'étaient pas déclarés

L’instruction du dossier révèle une succession de délits, à commencer par "une absence de déclaration conforme de l’activité exercée, un défaut de dépôt des liasses fiscales depuis l’ouverture de l’établissement, la tenue d’une comptabilité occulte matérialisée par un cahier manuscrit, l’encaissement exclusif en espèces ainsi que l’impossibilité de justifier du chiffre d’affaires sur une période significative".

Lire aussi : Travail dissimulé et irrégularités, ce barber shop sera fermé pour deux mois à Saint-Pierre

Pour les enquêteurs, il y a là toutes les caractéristiques d’un délit de travail dissimulé par dissimulation d’activité. D’autant que les trois coiffeurs du Jok Hair Barber Shop travaillaient sans contrat de travail et étaient payés en espèces par leur patron.

Le patron de l'établissement demande 2.000 euros au préfet

Malgré ce dossier à charge, ce dernier ne s'est pas démonté et a tenté d’obtenir en urgence la suspension de l’arrêté préfectoral de fermeture de son commerce. Devant le juge des référés, l’homme a même demandé que la somme de 2.000 euros soit mise à la charge de l’État, en avançant notamment que la décision du préfet serait entachée d’une erreur de droit, "dès lors qu’il a régularisé la situation administrative concernant son activité et communiqué les déclarations de ses salariés et les bulletins de salaires."

Le tribunal administratif n’a pas considéré que ce sursaut tardif du patron du Jok Hair Barber Shop justifiait la suspension de l’arrêté de fermeture administrative de son commerce. L’ordonnance rendue par le juge des référés le 14 avril confirme la légalité de l’arrêté préfectoral en faisant valoir que rien ne permettrait de mettre en doute sa légalité. Même après prise en considération des nouvelles dispositions affichées par le patron du Jok Hair Barber Shop.

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