Saint-Paul : le collectif “Protège nout savane” dénonce le manque de transparence de la mairie

"On a un peu le sentiment d’être des citoyens de seconde zone", lâche, amer, Élie Payet, membre du collectif “Protège nout savane”. C’est du cabinet du maire qu’est arrivée la mauvaise nouvelle : les demandes du collectif en vue de la prochaine réunion avec le maire ont été refusées. "On espérait au moins qu’ils allaient accepter quelques points, mais rien. Ils refusent qu’on garde une trace de ce qu’ils disent pour mieux conserver l’information. C’est décevant, mais surtout inquiétant pour la société", poursuit Élie.
Le collectif avait notamment demandé l’autorisation d’enregistrer les échanges ou la présence de la presse locale. Les opposants souhaitaient également être reçus dans une salle plus grande que l’annexe de la mairie de Plateau Caillou. De plus, l’heure de la réunion, fixée à 11h, n’a pu être modifiée, en raison de l’agenda chargé d’Emmanuel Séraphin. La mairie refuse surtout de suspendre les travaux le temps des discussions, comme le demandait le collectif afin de garantir, selon eux, une discussion plus sereine avec la collectivité.
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“Nous sommes déçus, mais on continue”
"On discute entre nous pour savoir si on va y aller, mais si c’est pour qu’on nous dise ensuite ‘on les a reçus et on a eu des échanges constructifs’, ça ne nous intéresse pas. Nous voulions enregistrer les discussions pour éviter de nous retrouver dans la même situation qu’avec la SEDRE, où nous sommes sortis de la réunion avec deux versions différentes de ce qui a été dit. Nous sommes déçus, mais on continue", poursuit Élie. "On le voit bien avec leur manière de présenter la manifestation de mercredi, en prétendant que nous aurions perturbé un mariage. C’est faux, nous avions quitté les lieux près d’une heure avant le début de la cérémonie."
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À la suite de cette manifestation sur le parvis de l’hôtel de ville, la commune a envoyé un communiqué aux rédactions de l’île pour rappeler son attachement au “dialogue”. La ville déplorait que "de nombreux membres du collectif aient choisi de franchir les limites de la contestation pacifique en faisant irruption dans la salle des mariages. Cet acte a perturbé l’organisation d’une cérémonie se déroulant également ce matin, une célébration importante pour les familles concernées. De plus, en accrochant leur banderole sur celle dédiée à 'Octobre Rose', les manifestants ont porté atteinte à une noble cause qui mobilise chaque année notre ville et ses habitants pour lutter contre le cancer du sein".
Interrogée, la mairie n’a pas souhaité faire de commentaire.


