Saint-Paul : ivre, il percute une voiture de gendarme après avoir agressé sa famille

Pascal V. doit être jugé par le tribunal judiciaire de Saint-Denis en février prochain : il est soupçonné de violences intrafamiliales, de conduite en état d'ivresse et d'avoir percuté une voiture de gendarmes après un refus d'obtempérer.
Du haut de son mètre 70 et de son air jovial, difficile de croire que Pascal V. est soupçonné d'autant de délits. Le Portois a en effet été interpellé dimanche dernier par les gendarmes de Saint-Paul, après avoir percuté une voiture qui tentait de lui faire barrage.
Remontons un peu le fil : dimanche 4 janvier, à Saint-Paul, une famille appelle les forces de l'ordre. Le patriarche a frappé sa femme, sa fille, avant de partir avec son fils en voiture. À l'arrivée des militaires, Pascal V. est introuvable, tandis que sa famille demande une protection aux gendarmes.
Ni une ni deux, on part à sa recherche. L'homme, sous l'empire d'un état alcoolique, sillonne les rues avec son fils à bord, qui supplie pour qu'il s'arrête. Loin d'écouter ces supplications, Pascal V. entame une course-poursuite face aux militaires. Ainsi, c'est comme ça qu'il s'est retrouvé à percuter l'un des véhicules avec, à son bord, deux gendarmes.
L'homme accepte sa détention
Au vu du nombre d'infractions reprochées à Pascal V., l'homme demande un délai pour être jugé. En effet, il doit comparaître le 18 février pour violences conjugales sur sa compagne, menace avec arme, refus d'obtempérer, mise en danger de la vie des gendarmes… Surtout que le parquet déterre deux autres procédures à son encontre : des menaces de mort et des violences sur son ancienne compagne, survenues en 2024-2025.
Après la lecture des faits, Pascal V. a simplement demandé pardon à l'ensemble des victimes, parlant de son addiction à l'alcool. Le parquet requiert son placement en détention provisoire, arguant de sa dangerosité manifeste dès qu'il boit un peu trop. Une détention approuvée par le conseil de Pascal V., qui lui aussi, acquiesce.
Il sera donc jugé le 18 février prochain en comparution immédiate.


