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Saint-Louis : la mairie refuse d’abandonner la dette de Cyrille Hamilcaro

Ecrit par P.B. – le vendredi 7 novembre 2025 à 17H13

Ce jeudi, les élus du conseil municipal de Saint-Louis ont voté en faveur du recouvrement ou de l’extinction de plusieurs dettes. Parmi elles, celle d’un ancien maire pour un montant de 127.000 euros devra bel et bien être réglée, ont décidé à l’unanimité les élus présents.

Factures de cantine, centres de loisirs, occupation du domaine public, loyers… Ces sommes impayées, parfois anciennes, pèsent sur les budgets des communes. Celles-ci peuvent choisir d’éteindre certaines créances lorsque toutes les procédures de recouvrement ont échoué.

À la date du 15 septembre 2025, selon la liste transmise par la responsable du service de gestion comptable de Saint-Pierre, le montant total des créances faisant l’objet d’une demande d’apurement s’élevait à 182.700 euros pour la commune de Saint-Louis.
Si les élus ont décidé d’abandonner environ 55.000 euros (dont plus de 900 euros définitivement effacés), 127.000 euros devront être recouvrés. Une seule créance liée à “un ancien maire des suites de condamnations judiciaires qui a directement lésé notre commune”, a souligné la maire Juliana M'Doihoma.

Dommages et intérêts dans l’affaire de “la pépinière”

Cette dette fait suite à la condamnation de Cyrille Hamilcaro dans l’affaire dite “de la pépinière”. En septembre 2014, la Cour de cassation avait confirmé la peine de l’ancien maire : dix mois de prison avec sursis, 85.000 euros de dommages et intérêts et trois ans d’inéligibilité. Les dommages et intérêts ont depuis été majorés.

Lire aussi : Condamnation définitive de Cyrille Hamilcaro dans l'affaire de la pépinière

“Il n’y a aucune raison objective d’abandonner la créance de cet ancien maire envers la commune”, a affirmé Juliana M'Doihoma, rappelant à la fois l’origine judiciaire de la créance, le slogan "#paysakoudoi” et la situation professionnelle du débiteur, qui permettrait selon la maire le recouvrement.

Juliana M'Doihoma a donc invité les élus à “poursuivre toutes les démarches utiles pour nous permettre de recouvrer cette somme qui commence à bien dater.”

“Une question de justice et de respect”

Sur les 141.000 euros de dommages et intérêts majorés, seuls 15.000 euros ont été recouvrés à ce jour. Le 30 mars 2022, les élus avaient déjà voté une provision pour créance douteuse dans cette même affaire.

“J’estime que c’est une question de justice, de cohérence et même de respect qui est dû à la commune, à l’ensemble des habitants et en particulier aux contribuables Saint-Louisiens et Rivièrois”, a conclu Juliana M'Doihoma.

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