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“Saint-Joseph s'impose comme étant le centre d'un pôle qui va de Saint-Philippe à Saint-Pierre”

Patrick Lebreton consolide sa vision pour son 4e mandat à la tête de Saint-Joseph. Malgré la crise covid et le climat délétère à la CASUD, l'édile s'emploie “à faire de Saint-Joseph une ville désirable”.
Ecrit par P.B. – le mercredi 27 décembre 2023 à 06H01

Avec un budget 2023 d'un peu moins de 100.000 millions d'euros, “de bons ratios” en investissement/fonctionnement, une capacité de désendettement de moins de 5 ans, “j'ai toujours été dans une gestion, je dirais, en bon père de famille. Il n'y a pas de gros nuages à ce niveau-là, la situation est maitrisée”, se félicite Patrick Lebreton.

Une gestion qui a "permis d'assurer dans une période difficile notamment marquée par le covid”, une réalisation des investissements. “J'étais encore maire du précédent mandat dans un mandat qui avait commencé mais qui n'était pas encore installé”, se resitue dans cette période de crise le maire sudiste.

L'autre “accident de parcours” de ce mandat est “le climat délétère qui a été instauré par le président de la Casud et ses nouveaux acolytes. Ils ont pris un peu en tenaille et en agression la population de Saint-Joseph”, lance-t-il. Patrick Lebreton revient à la genèse du conflit : “Le 18 février 2020, les maires du Sud avaient pris une décision importante. Ils avaient adopté le principe d'une grande interco. 9 maires sur 10 avaient voté pour. Seul le maire du Tampon n'y avait pas pris part. Au sortir du Covid, il y a eu cette situation mal acceptée par le président de la Casud qu'il puisse y avoir un autre candidat que lui et ça a donné ce que l'on vit aujourd'hui. Mais moi, je ne m'arrête pas à là. J'ai un contrat avec ma commune”.

"Choc des générations"

Saint-Joseph tient ainsi une place centrale dans ce grand sud. “On voit bien la confrontation et le choc des générations. La vision que l'on avait dans les années 70 ne peut plus être celle que l'on a aujourd'hui. On avait un triangle rectangle qui faisait Saint-Louis, Saint-Pierre et le Tampon et le reste on oubliait. Moi j'ai imposé, et c'est cela qui est entré dans le SCOT, qu'on substitue à ce triangle rectangle un triangle isocèle. On tire un trait vers les hauts du sud, puis vers le sud sauvage. Saint-Pierre, de fait, devient incontestablement le baricentre comme il y a une sous-préfecture, une histoire...”.

Le rattrapage en matière d'équipements réalisé, “Saint-Joseph s'impose de fait comme étant le centre d'un pôle qui va de St-Philippe à Saint-Pierre et cela se voit dans les habitudes des gens”.

Les grands chantiers de ce mandat sont soit en cours, soit réalisés, soit toujours d'actualité, fait-il savoir.

Des projets de "qualité"

Patrick Lebreton cite volontiers l'endiguement de la rivière des remparts, “classé sous la bannière de l'interco de force”, l'aménagement de ses berges en cours, la livraison de la deuxième maison des veillées, les travaux réalisés en entreprise communale ou encore la réouverture de la rue Général de Gaulle à double sens, et les projets chers à Patrick Lebreton de construction de résidences de personnes âgées.

Ce mandat, l'élu de gauche le voit comme celui de la “transition, de mutation générationnelle”. La population évoluant dans les classes d'âge, "c'est un sceau qualitatif qu'il fallait rechercher”, assure-t-il. “ Certes, nous faisons avec les bailleurs sociaux, mais nous amenons avec notre CCAS un savoir-faire et un savoir accompagner, un jardin partagé, la maison Santé/Sport, des aidants connect... Quand je suis arrivé en 2001, il y avait une résidence pour personnes âgées, les Iris. Aujourd'hui, nous avons la 12ᵉ qui va être livrée et bientôt une nouvelle dans les bas de Jean-Petit”.

Patrick Lebreton a ainsi pensé “la mixité de la population par les âges". Passant de 30.293 habitants en 2001 à bientôt 40.000 aujourd'hui, “ nous avons essayé d'anticiper sur les chiffres. Il y a le quantitatif, mais aussi le qualitatif dans le mode d'aménagement. Nous voulons faire de Saint-Joseph une ville désirable. Le fait que la population augmente, ça prouve bien que nous avons atteint notre objectif. Les gens veulent habiter à Saint-Jo de plus en plus parce que, justement, nous avons su mettre en place une politique qui attire”.

 

 

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