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Saint-Gilles : Éviter l'ensablement du port à tout prix

En charge de la maintenance du port de Saint-Gilles, le TCO prend les devants. Des travaux pour un coût prévisionnel de 185 000 € seront réalisés durant le mois de novembre pour draguer le sable présent à l’entrée du port et sur le secteur des brisants. Au total, moins de 5 000 m3 seront transférés sur une zone située au nord de la plage des Roches Noires en déficit de sable.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 2 novembre 2021 à 13H38

Le ballet incessant des navires sortant et entrant dans le port n’est pas perturbé. Les bateaux prennent leur temps et réalisent une manœuvre d’évitement dans la zone dédiée (avant-port). La présence d’une discrète bouée rouge à la surface et d’un pavillon bleu et blanc, indiquant la présence de plongeurs, alertent les capitaines. Le bruit d’un générateur résonne, à quelques pas d’un navire gris, “un navire outil”, comme l'appelle un employé de la société Rocs en charge des travaux de désensablement de la zone des Brisants.

Sous l’eau, un scaphandrier pompe à l’aide d’une machine le sable et l’envoie du côté de la zone des brisants, non loin de la cale de la mise à l’eau, une zone accessible aux camions. “Il y a un enjeu de sécurité. Il y a très peu de fond. Les bateaux sont obligés d’attendre la marée haute pour sortir. Il faut intervenir pour rétablir la profondeur, précise Marylène Wagner, chargée d’opérations au TCO. Il y a un enjeu environnemental pour éviter une érosion trop importante de nos plages”.

 

Un laps d'intervention très court

L’hiver austral s’achève à peine que la saison cyclonique arrive. Les houles australes empêchent les travaux de dragage et de désensablement tout comme les houles cycloniques. “La fenêtre de tir est assez petite. Il y a un courant dominant sud nord. Une plage est en situation d’engraissement et celle située derrière le port subit une érosion importante. De plus, l’urbanisation amplifie ce phénomène. On vient aider la nature”, résume Marylène Wagner.

Avant tout, l’intervention de l’homme et la construction dans les années 70 du port sont venues perturber la nature. En charge de la gestion du port depuis le 1er septembre 2019, le TCO ne veut pas que l'infrastructure se retrouve bloquée, comme dans le passé. L’intercommunalité, en corrélation avec les services de l’Etat et notamment la DEAL (Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement), a organisé ces opérations de dragage.

Les travaux sont prévus sur un mois pour un coût prévisionnel de 185 000 €. À certains endroits, le fond atteint les 40 centimètres. Le mini-tsunami du 13 août dernier est venu amener une quantité de sable non-négligeable.

Ensablement et érosion

Une fois déplacé, le sable sera retiré à l’aide de pelleteuses, avant d'être changé d'endroit. Jusqu’à 20 camions sont attendus par jour. La base nautique et le secteur des Brisants seront aussi prélevés de leur sable. Les déblais sableux de bonne qualité (sable d’origine corallienne) seront acheminés sur une zone au-dessus de la plage de Roches Noires. En regardant le port de Saint-Gilles, elle est repérable. L’érosion est déjà marquée et la plage est en déficit sédentaire.

Pour ne pas perturber l'activité du port déjà fortement impactée par la crise sanitaire, les bateaux pourront continuer à naviguer. La course contre la montre est donc lancée. L’intercommunalité espère retirer sur l’ensemble près de 5 000 m3 de sable et ainsi atteindre une profondeur de 2,40 mètres.

 

Infos pratiques :

Des places de parking seront temporairement supprimées au début de la rue de la plage (côté sud), rue Roland-Garros et dans le virage rue de la poste. L’accès à la plage, à la baignade et aux autres activités nautiques sont interdites pendant toute la durée des travaux sur le secteur nord de la plage des Brisants.

 

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