Saint-Gilles : un an ferme pour l’exhibitionniste du parking des discothèques

Jugé pour s’être masturbé devant une jeune femme dimanche soir 1er mars sur le parking des discothèques saint-gilloises, un homme de 39 ans a été condamné à un an de prison ferme.
Il est près de 22h dimanche 1er mars lorsqu’une jeune femme, installée au volant de sa voiture, pianote sur son téléphone en attendant des amies sur le parking des discothèques de Saint-Gilles.
Soudain, elle voit un homme sortir de sa voiture et se porter à hauteur de sa portière. Par réflexe, elle verrouille la porte mais peut voir l’homme exhiber son sexe et commencer à se masturber alors même qu’elle est en train d’appeler les gendarmes au secours.
"Une blague"
L’homme remonte alors dans son véhicule et prend la fuite. Il est appréhendé quelques instants plus tard, sa voiture ayant été repérée par les gendarmes.
Lire aussi : La prison pour un exhibitionniste impuissant face à ses pulsions
"C’était une blague", dit-il aux gendarmes en garde à vue, indiquant que ce n’était pas son sexe qu’il a sorti, mais un godemichet se trouvant dans sa voiture. "Mais pourquoi avoir pris la fuite alors ?", questionne le président à l'audience des comparutions immédiates mercredi 4 mars. "Je devais aller m'habiller pour aller danser", répond le prévenu.
"La victime est traumatisée"
Une version qui ne convainc guère le parquet alors que le trentenaire était jugé en comparution immédiate mercredi 4 mars. "La plaignante l’a clairement vu en train de se masturber, et ce n’était pas un sex-toy. Cette jeune femme est traumatisée", indique la procureure.
S’il reste sur sa version, le prévenu évoque désormais "une pulsion". Pas très rassurant, alors que l’homme est déjà connu pour des agressions sexuelles commises il y a quelques années à l’aéroport qui lui ont valu plusieurs mois de prison et un suivi socio-judiciaire jusqu’en juin dernier.
"Pas un prédateur"
"Il reconnait un comportement inadapté mais il n’y a pas de preuve objective. Ce n’est pas un violent, ce n’est pas un prédateur" plaide la défense, alors que le parquet a requis un an de prison ferme et un nouveau suivi socio-judiciaire de quatre ans.
Le tribunal suivra pourtant les réquisitions du parquet à la lettre, prononçant le maintien en détention du condamné ainsi que son inscription au fichier des auteurs d’infractions à caractère sexuel.


