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Saint-Gilles : écroué depuis 18 mois pour le viol de sa compagne lors d'une soirée, le coach sportif évoque une vengeance

Ecrit par Isabelle Serre – le mercredi 27 novembre 2024 à 06H41

Nouvelle demande de remise en liberté pour Fabrice G., accusé d'avoir violé sa conjointe à leur domicile au cours d'une soirée où les stupéfiants étaient également invités. Pour sa défense, son refus de signer une reconnaissance de dettes aurait déclenché la plainte de la victime présumée.

Un quinquagénaire connu dans le monde sportif au sein de la station balnéaire saint-gilloise est soupçonné d'avoir violé sa compagne, une femme vulnérable, au cours d'un soirée à leur domicile de Mont Roquefeuil. L'homme ne serait pas connu que pour ses compétences sportives selon les nombreux témoignages féminins recueillis au cours de cette enquête qui devrait bientôt déboucher sur une mise en accusation devant la cour criminelle.

Ce mardi matin, dans le cadre d'un appel d'une ordonnance de poursuite de sa détention provisoire, l'avocate générale a mentionné dans ses réquisitions la crainte de représailles évoquée par certaines plaignantes qui n'ont pas souhaité se porter partie civile au futur procès. Mais aussi des lettres anonymes qu'aurait envoyé Fabrice G. afin de faire pression sur la victime présumée.

Des preuves détruites et une contre expertise impossible

Pour sa défense, Me Iqbal Akhoun a mentionné, pour la première fois dans cette affaire, une reconnaissance de dettes de 200.000 euros que son client aurait refusé de signer. Une vengeance évoquée en creux par la robe noire qui a remis l'accent sur l'absence de preuves pour incriminer son client. Le conseil a de nouveau insisté sur les prélèvements ADN qui ont confondu l'intéressé et qui ont été détruits ne laissant ainsi aucune possibilité de contre-expertise.

Lire aussi : St-Gilles : Ecroué pour le viol d'une invitée lors d'une soirée, un coach sportif pourrait retrouver la liberté faute de preuves

"Je ne suis un danger pour personne", a ajouté Fabrice G., pantalon de toile et chemise rayée, à la barre de la chambre de l'instruction. Une déclaration de fin d'audience faisant écho à sa personnalité "particulière" évoquée par des témoins auditionnés par le juge d'instruction. Ces derniers ont décrit "un prédateur sexuel" allant même jusqu'à taguer son nom sur certains murs de Saint-Gilles afin d'être entendus.

Mais Fabrice G. conteste tout, y compris d'avoir drogué la victime pour arriver à ses fins alors que certains invités ont mentionné des stupéfiants "en accès libre" lors de cette fameuse soirée.

Au cours de sa détention, le bordelais d'origine s'est fait défavorablement remarquer. Une religieuse officiant à la maison d'arrêt a en effet été suspendue de ses fonctions pour avoir tenté de faire passer un téléphone portable au détenu. Le casier judiciaire du coach sportif ne plaide pas en sa faveur. Condamné plusieurs fois pour des délits routiers, Fabrice G. a été sanctionné en 2016 pour des violences conjugales et en 2018 pour usage de faux en écriture.

Son avocat a insisté sur la longue période de détention de son client, 18 mois, prenant comme exemple le sort réservé à Hosman Gangate, accusé de viols et placé récemment sous contrôle judiciaire. La cour a décidé de prolonger sa période de détention provisoire.

Etiquettes : Cour d'Appel | Justice

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