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St-Gilles : Ecroué pour le viol d’une invitée lors d’une soirée, un coach sportif pourrait retrouver la liberté faute de preuves

Un quinquagénaire connu dans le monde du sport de l'Ouest est soupçonné de viol sur personne vulnérable lors d'une soirée dans sa maison de Mont Roquefeuil. Si au fil de l'enquête, la parole de celles qui ont fréquenté le coach sportif se libère, son sort judiciaire pourrait bientôt basculer.

Ecrit par I.S. – le vendredi 09 février 2024 à 17H04

Le 26 décembre dernier, Fabrice G. faisait en vain une nouvelle demande de placement sous contrôle judiciaire. Car depuis février 2023, le quinquagénaire connu dans l’Ouest du département où il réside est écroué. L’ancien coach sportif est soupçonné d’avoir violé une de ses invitées lors d’une soirée à son domicile de Mont Roquefeuil. Des faits que le mis en cause conteste fermement depuis l’ouverture d’une information judiciaire pour viol sur personne vulnérable sous la houlette d’un juge d’instruction à St-Denis.

Une situation déplorée devant les magistrats de l’instruction par son avocat qui pointe l’absence de charge probante dans le dossier. En septembre 2021, l’intéressé donnait une réception dans les hauts de Saint-Gilles. Au cours de la fête, une des invitées se serait sentie mal et aurait été installée dans la chambre des maîtres de maison. Elle explique que Fabrice G. l’y aurait rejointe et l’aurait violée. Le coach aurait été confondu par une analyse ADN qui confirmerait la relation sexuelle.

En toute logique, Me Iqbal Akhoun a demandé au juge en charge de l’affaire d’ordonner une contre-expertise des prélèvements effectués sur la victime supposée. Six mois plus tard, la réponse négative est enfin tombée. Car à l’issue de la première analyse, ces prélèvements ont été détruits. Une atteinte grave à la présomption d’innocence pour la robe noire qui, ce mardi, a saisi les juges de la rue Juliette Dodu afin de faire annuler la procédure.

Depuis le début de l’enquête, des femmes ayant fréquenté le mis en cause décrivent un homme « violent » et des scènes de sexe « imposées » qui ne sont pas « sans rappeler les faits reprochés », avait indiqué la représentante de la société lors d’une précédente audience au sujet de la remise éventuelle en liberté de Fabrice G.

La décision de la chambre de l’instruction sera connue d’ici quelques semaines.

 

Thèmes : Faits-divers
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SOMANKE
15 jours il y a

Qu’une preuve de l’innocence d’un mis en cause soit perdue, ça peut se comprendre dans une société qui a besoin d’un coupable absolument. On appelle ça, le soucis de l’ordre public.. un coupable, quelqu’il soit rassure.
Que la preuve de la culpabilité d’un mis en cause disparaisse, alors là, je ne comprends pas la logique. L’ordre public est perturbé et la crédibilité de l’appareil judiciaire est légitimement remise en cause. Dans notre système judiciaire, la charge de la preuve incombe à celui qui accuse. J’ai bien dit la « charge de la preuve » et non pas la conviction de la culpabilité.
En respectant nos principes fondamentaux du droit pénal DOIT être relâché pour la grandeur de notre « justice »

Atterré, réunionnais "aborigène" ! ! !
Répondre à  SOMANKE
15 jours il y a

Badinter, sort de ce corps ! ! !

Pierrot974
15 jours il y a

Si on relâche ce monsieur, c’est à celui qui a donné l’ordre ou pris l’initiative de la destruction de la preuve de la culpabilité, de prendre sa place en taule. Ça suffit, ce genre de destruction de preuve qui ne doit sûrement pas grand chose au hasard ! Et « étrangement » aussi, l’avocat demande une nouvelle analyse ADN. Il ne serait pas un chouya au courant que la précédente n’est plus là ?
Espérons que les clients du « coach » seront un peu moins aveugles que la « justice ».

patpiman
15 jours il y a

Une preuve qui disparaît alimente l intime conviction. A cela des témoignages qui accablent. Il y a une victime totalement invisible qui subit la grosses pantomime judiciaire et qui apprend à ces dépends que les soirées privées st gilloises si ça fait chic ça peut surtout faire choc…. d ailleurs dû â quoi ce malaise…. une petite prise de sang n aurait pas été de trop… mais trop tard !

bob
15 jours il y a

Combien li la payer pou retrouve la liberté ?

Pat
14 jours il y a

Depardieu et bien d’autres accusés de viol dans le milieu des médias sont bien tous en liberté ?

Pierre
14 jours il y a

« à l’issue de la première analyse, ces prélèvements ont été détruits »
QUOI ?!!! virez la personne responsable !

zbib
13 jours il y a

Preuve « détruite ». L’incompétence règne en maître dans notre idiocratie.

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