Saint-Denis : l'État reconnaît l'aléa de glissement de terrain pour le cyclone Garance

Après la visite en mars dernier de Manuel Valls dans le quartier de la Providence, la maire de Saint-Denis Éricka Bareigts espérait une reconnaissance de la part de l'État de l'aléa de glissement de terrain pour ses administrés touchés par le cyclone Garance. C'est aujourd'hui chose faite.
« C’est une avancée majeure » pour les habitants du chef-lieu, s'est félicitée ce jeudi 17 juillet Éricka Bareigts dans un communiqué de presse, réagissant à l'ajout de l'aléa de glissement de terrain à l'arrêté ministériel de catastrophe naturelle du 1er mars dernier.
À Saint-Denis, le quartier de la Providence et les riverains de la rue Joseph-Ouvrier garderont en mémoire les trombes d'eau déversées par le cyclone Garance, qui avaient gonflé la ravine du Butor et emporté une partie de sa rive droite. Lors d'une visite de terrain, le ministre des Outre-mer Manuel Valls, venu constater les dégâts, avait été sensibilisé par Éricka Bareigts sur l'impérieuse nécessité de bâtir un plan d'endiguement des ravines de l'île.
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La reconnaissance de l'aléa de glissement de terrain vient enlever un poids financier sur les épaules des familles déjà fragilisées par les dégâts, parfois irréversibles, causés dans leur maison par Garance. « Concrètement, cette reconnaissance va permettre aux familles propriétaires et assurées dont les maisons ont été endommagées par les mouvements de terrain, de faire valoir leurs droits auprès des compagnies d’assurance pour obtenir une indemnisation juste. Certaines habitations, notamment dans le quartier Joseph-Ouvrier, ont subi des dégâts estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros », relève la maire de Saint-Denis.
La ville de Saint-Denis indique par ailleurs « mener un travail global sur toutes les ravines de la commune » afin de pouvoir « anticiper les crises climatiques à venir, sécuriser les habitants, réparer les dégâts, et activer tous les dispositifs d’aide et d’indemnisation possibles ».
Ce qu'il faut retenir :
28 février 2025 : passage du cyclone Garance sur La Réunion.
7 mars 2025 : premier arrêté de catastrophe naturelle, seul l’aléa « inondation » est reconnu.
1er avril 2025 : modification de l’arrêté, ajout des vents cycloniques dans 12 communes, dont Saint-Denis, après mobilisation des élu·e·s.
17 juillet 2025 : ajout de l’aléa «glissement de terrain» pour Saint-Denis, ouverture des droits à indemnisation pour les familles propriétaires assurées et sinistrées.


