Revenir à la rubrique : Société

Saint-Denis : Les élus interpellent les bailleurs sociaux post-Garance

Ecrit par C.M. – le mercredi 16 avril 2025 à 07H20

Après plusieurs rencontres avec les différents bailleurs sociaux de la commune, les élus de la mairie de Saint-Denis requièrent désormais des actions concrètes.

Plus d’un mois après son passage, les dégâts liés au cyclone Garance sur les logements sont toujours visibles. Une situation que les élus de la mairie de Saint-Denis n'acceptent plus. “Nous demandons tout simplement aux bailleurs sociaux de donner aux locataires des logements habitables”, assène Brigitte Adame, deuxième adjointe à la mairie de Saint-Denis et élue au secteur de Montgaillard.

La mairie dénonce l'insuffisance des mesures pour répondre aux dégâts affectant le parc social. Les infiltrations dans les murs, la moisissure, les ascenseurs en panne ou encore les parkings non réaménagés post cyclone sont dans le viseur. 

Lire aussi : Bailleurs sociaux : une centaine de logements inhabitables après le cyclone

SIDR, SHLMR, SEDRE, SODIAC, SEMADER et SEMAC en ligne de mire

La mairie demande aussi aux bailleurs d'exonérer de charges les locataires dont les résidences ont subi les impacts du cyclone Garance, en prenant en compte les dysfonctionnements liés aux dégradations post-cyclonique.

Ce laisser-aller irrite les élus et les locataires. “On voit des familles qui vivent dans des logements insalubres, mais malgré ça, le loyer continue à être prélevé. C’est une aberration à ce que le locataire paie un service qu’il n’a pas”, martèle Jean-Max Boyer, élu du secteur de la Source et élu au logement de la ville de Saint-Denis.

L’événement Garance accentue une crise du logement social, déjà prépondérante à la Réunion. Pour rappel, plus de 50.000 demandes de logements sont en attente, faute de disponibilités. Une entente des doléances des locataires et un souhait de gestes commerciaux sont attendus. Des discussions et des accords ont été formulés des deux parties pour un retour à la normale le plus rapidement possible. “On va rien lâcher”, conclut Monique Orphé, élue au secteur du chaudron.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :