Saint-Denis : des habitations de La Colline en zone rouge vont être démolies

Une conférence de presse conjointe de la maire de Saint-Denis et du préfet de La Réunion est prévue ce matin. Elle portera sur la mise en sécurité du site de La Colline avec l’annonce attendue de la démolition, dans la journée, d’habitations exposées à un risque d’effondrement. Trois familles sont concernées.
Ce jeudi matin, la maire de Saint-Denis, Éricka Bareigts, et le préfet de La Réunion, Patrice Latron, tiendront une conférence de presse au centre social du Bas de la Rivière.
Elle marquera la “conclusion du dispositif de mise en sécurité engagé sur le site de la Colline pour les 3 familles concernées”. La mairie et la préfecture reviendront sur les mesures engagées “face au péril imminent identifié dans le quartier : évacuation des habitations sous-cavées, accompagnement social des familles concernées, relogement, mobilisation des dispositifs d’indemnisation”.
Ils doivent par ailleurs annoncer la démolition, “ce jour, des habitations menacées”.
Ces habitations sont considérées comme dangereuses en raison de leur position sur un terrain instable. Elles avaient été touchées par les intempéries liées au passage de la tempête Garance en mars dernier. Selon un rapport du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), les fondations sont partiellement à nu, la berge et le chemin d’accès ayant été emportés.
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Des maisons sous le coup d'une procédure d'urgence
Les trois familles concernées avaient reçu début juillet un courrier de la mairie leur demandant d’évacuer leurs logements dans un délai de quinze jours. Toutes avaient décliné les propositions de relogement formulées par les services de la ville ou d’Action Logement, notamment dans des logements sociaux ou du parc privé.
Les autorités considèrent ces habitants comme occupants sans droit ni titre. Certaines familles affirment disposer d’un titre de propriété, délivré selon elles dans les années 1970-1980, mais aucun document n’a été produit à ce jour.
Selon la mairie, en cas de titre reconnu, les occupants pourraient prétendre à une indemnisation par le fonds Barnier. Dans le cas contraire, ils relèvent du fonds Letchimy, destiné aux personnes occupant illégalement des terrains menacés par un risque naturel.
Environ 55 familles toujours sur le site
Le quartier de La Colline est classé en zone rouge depuis 2000 au plan de prévention des risques naturels. Malgré les propositions de relogement, seules six familles auraient accepté à ce jour de quitter les lieux. Environ 55 autres familles résident encore sur le site, principalement sur la rive droite, également exposée aux aléas de crue et aux instabilités de terrain.


