Saint-André : Jean-Marie Virapoullé dénonce une "braderie" du foncier communal

Les finances de Saint-André ont récemment été placées en état d’alerte potentielle par le Préfet et le directeur régional des finances publiques.
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"Nous avions pourtant mis en garde la mairie depuis deux ans", déclare Jean-Marie Virapoullé, qui reproche à Joé Bédier de nier la gravité de la situation budgétaire. Selon lui, la majorité a même approuvé un prêt de deux millions d'euros pour équilibrer le budget de la rénovation urbaine du centre-ville, soulignant "l’extrême fragilité financière" de la commune.
Peu avant le conseil municipal, Joé Bédier s'était défendu sur la gestion financière de la commune, assurant qu'il n'y avait "pas le feu". Tout en reconnaissant ces alertes, la municipalité avait expliqué que le recours à des lignes de trésorerie importantes pour financer les travaux avait entraîné un dépassement ponctuel des ratios, mais qu’une régularisation est prévue. "On va les rencontrer (NDLR : les services de la préfecture), on va échanger avec eux dès la semaine prochaine et on va leur montrer qu’on va se remettre l’année prochaine à une phase où on n’a plus besoin de ces lignes de trésorerie", avait indiqué le directeur général des services.
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Parmi les transactions immobilières contestées, la vente d'un terrain de 7.000 m² situé en centre-ville, jadis dédié à la salle des fêtes, a particulièrement indigné l’opposition. Cédé pour deux millions d’euros, soit 309 euros le m², Jean-Marie Virapoullé estime que la parcelle "vaut au moins le double". Il dénonce en outre "l’absence de concertation" avec les commerçants locaux, qui avaient exprimé le souhait de voir des équipements d'animation "tels qu’un cinéma, un bowling ou encore des espaces de restauration" sur ce site stratégique.
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"Le maire brade le plus beau terrain de la commune à un groupement privé qui propose un aménagement contraire aux attentes de la population et des commerçants de la ville", insiste Jean-Marie Virapoullé.
Une alerte faite au contrôle de la légalité sur les ventes foncières
Le conseiller d'opposition pointe également des transactions qu'il considère comme peu transparentes. Deux terrains de 2.000 m² chacun, situés chemin Lefaguyes, ont été vendus "sans appel à projet" et à un prix inférieur à celui du marché, selon lui, à une société immobilière liée à un proche d'un élu. Dans le même quartier, une autre société a dû acheter une parcelle équivalente pour un montant plus élevé, ce qui "crée une inégalité de traitement flagrante", souligne-t-il.
Face à ces pratiques, Jean-Marie Virapoullé affirme avoir saisi le contrôle de légalité et la Chambre régionale des comptes. "Nous sommes déterminés dans cette affaire et n’hésiterons pas à saisir la justice si cela s’avérait nécessaire", a-t-il prévenu,
Enfin, Jean-Marie Virapoullé remet en cause la politique d’investissement revendiquée par le maire. Selon lui, Joé Bédier se contente de reprendre les projets initiés sous le mandat de son prédécesseur, sans vision d’avenir pour la commune. "C’est le maire de la ruine des commerçants de la ville. C’est le maire de la dilapidation de notre patrimoine foncier", déplore le conseiller municipal, redoutant que Saint-André ne soit "au bord de la tutelle".


