Saint-André : Éric Fruteau alerte sur une "crise de l’eau d’une gravité exceptionnelle"

À Saint-André, 42 % de l’eau produite ne parvient pas aux foyers. Éric Fruteau appelle à un sursaut collectif et à des mesures concrètes.
Dans un communiqué publié ce 21 novembre 2025, Éric Fruteau, candidat aux municipales 2026 à Saint-André et ancien maire (2008-2014) de la commune, dénonce "une situation injuste" pour les habitants, confrontés depuis plusieurs mois à des coupures répétées, des restrictions et une forte dégradation du réseau.
Un retard d’investissements pointé du doigt
Selon lui, la pénurie que subit aujourd’hui la population n’a rien d’inéluctable et résulte au contraire d’un "retard accumulé depuis plusieurs décennies" dans la modernisation des installations liées à l’eau potable, à l’assainissement et au traitement des eaux usées. Il rappelle que de 2008 à 2014, son équipe municipale avait lancé un vaste plan de rattrapage, avec notamment la mise en service du forage de Ravine Creuse, le lancement du forage de Sarabé, la construction de l’unité de potabilisation de Dioré ou encore la rénovation de la station d’épuration du Chemin L’Étang, un chantier de 11,5 millions d’euros. "Cet investissement conséquent aurait pu être limité si, avant 2008, les fonds européens disponibles avaient été mobilisés à temps", déplore-t-il.
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Pour Éric Fruteau, la situation se serait aggravée après 2014, lorsque la dynamique engagée aurait été "stoppée net" durant les deux mandatures suivantes, alors même que la compétence eau passait à la CIREST. Il accuse les équipes municipales en place d’avoir manqué d’anticipation, ce qui laisserait aujourd’hui la ville avec "un réseau vulnérable, vieillissant et insuffisant pour répondre aux besoins d’une population en croissance".
42 % de l’eau perdue : un chiffre alarmant
L’ancien maire avance un constat particulièrement préoccupant : Saint-André est alimentée par six réseaux distincts, reposant sur des forages et captages superficiels, mais 42 % de l’eau produite n’atteindrait jamais les foyers. Un chiffre "alarmant", symbole d’un réseau fortement dégradé et de capacités de stockage devenues trop faibles pour un territoire en pleine expansion démographique. Face à cette situation, il affirme vouloir relayer les doléances des habitants tout en défendant une approche "responsable, sans polémique", et en apportant des solutions pour sortir de l’impasse.
Le candidat détaille ainsi un plan d’action structuré autour de la modernisation complète du réseau, du renouvellement des canalisations, de la rénovation des stations de pompage, de la construction de nouvelles capacités de stockage, de la diversification des sources d’alimentation ou encore de la sécurisation des aires de captage. Il souhaite également développer les interconnexions avec les communes voisines de l’Est et encourager des solutions complémentaires comme la récupération des eaux de pluie ou l’installation de citernes dans les logements collectifs. Des mesures qu’il juge "réalistes, nécessaires et attendues depuis trop longtemps".
Un appel au sursaut collectif
Au-delà de la seule question de l’eau, Éric Fruteau estime que cette crise révèle une situation plus large marquée par la précarité, l’insécurité et des inégalités sociales persistantes. "La problématique de l’eau est une priorité absolue pour Saint-André, mais, malheureusement, elle n’est pas la seule", affirme-t-il en se disant "plus que jamais aux côtés des Saint-Andréens".
Le candidat conclut en promettant un engagement fondé sur la responsabilité et l’intérêt général. Il plaide pour le rétablissement d’un service public fiable et durable, estimant que "chaque Saint-Andréenne et chaque Saint-Andréen a droit à un service public de qualité". Et de lancer, en guise d’appel à l’action collective : "Notre ville mérite mieux que des promesses. Parce qu’il est temps, ensemble, de reconstruire un système fiable et durable."


