Rupture conventionnelle : une indemnisation plus avantageuse en Outre-mer dès le 1er septembre

Les règles d’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle évolueront le 1er septembre 2026. Alors que la durée maximale sera réduite dans l’Hexagone, les salariés résidant à La Réunion bénéficieront d’un régime plus favorable.
À compter du 1er septembre 2026, les salariés quittant leur emploi dans le cadre d’une rupture conventionnelle individuelle ne bénéficieront plus des mêmes durées maximales d’indemnisation chômage. La réforme introduit notamment un traitement spécifique pour les résidents ultramarins.
Dans l’Hexagone, la durée maximale d’indemnisation sera ramenée de 18 à 15 mois pour les personnes âgées de moins de 55 ans. Pour les salariés de 55 ans et plus, elle sera fixée à 20,5 mois.
Jusqu’à présent, les demandeurs d’emploi âgés de 55 à 56 ans pouvaient être indemnisés pendant 22,5 mois. La durée maximale atteignait 27 mois pour ceux âgés d’au moins 57 ans.
Jusqu’à 30 mois d’indemnisation à La Réunion
Les résidents d’Outre-mer bénéficieront d’un régime plus avantageux. À La Réunion, comme dans les autres territoires ultramarins à l’exception de Mayotte, la durée maximale d’indemnisation sera portée à 20 mois pour les personnes de moins de 55 ans et à 30 mois pour celles âgées de 55 ans et plus.
À âge égal, un salarié réunionnais de moins de 55 ans pourra ainsi être indemnisé cinq mois de plus qu’un salarié résidant dans l’Hexagone. À partir de 55 ans, l’écart atteindra neuf mois et demi.
Les nouvelles dispositions s’appliqueront aux salariés dont le contrat de travail sera effectivement rompu à compter du 1er septembre 2026. Service Public précise toutefois que certains textes d’application sont encore attendus.
Pour rappel, la rupture conventionnelle individuelle permet à un employeur et à un salarié en contrat à durée indéterminée de convenir ensemble des modalités de fin du contrat. Elle ne constitue ni une démission ni un licenciement. Sous réserve de remplir les conditions requises, elle permet au salarié de percevoir l’allocation d’aide au retour à l’emploi.


