Retard des aides PAC : La CGPER cadenasse la DAAF de Saint-Pierre

“La situation n'est plus tenable”, alerte Jean-Michel Moutama, président de la CGPER. Le retard de versement des aides PAC via l’État risque d'entrainer de nombreux agriculteurs vers la faillite. “Ce sont les petites exploitations, celles de taille familiale qui sont le plus concernées”, indique le syndicaliste. Les aides PAC pour l’agriculture biologique (CAB/MAB) ou les aides agroenvironnementales (MAEC) représentent 30 à 35% des revenus de ces agriculteurs.
Ces aides touchent aussi particulièrement les agriculteurs en conversion vers le bio ou qui le sont déjà. “On ne peut pas dire qu'il faut des cultures plus vertueuses et ne pas accompagner par des mesures agroenvironnementales. C'est une décision de l'Europe. Moins d'intrants et plus d'accompagnement”.
Pour Jean-Michel Moutama, les termes du contrat ne sont pas respectés.
Mercredi, l'UPNA s'était rassemblée devant la DAAF de St-Denis. Ce vendredi, la CGPER a cadenassé les grilles de l'antenne de Saint-Pierre. “Au niveau local, ils nous disent qu'ils n'ont aucun levier et que le problème est national. Nous nous leur proposons que l'État fasse appel au crédit de substitution et s'arrange ensuite avec l'Europe”.
Si “les choses n'avancent pas”, le syndicat promet de “nouvelles actions fortes”.


