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Rentrée scolaire : Saint-Benoît face au trou laissé par les contrats PEC

Ecrit par G.D. – le mercredi 8 juillet 2026 à 10H36

À quelques semaines de la rentrée scolaire, le maire de Saint-Benoît, Patrice Selly, alerte sur la baisse des contrats PEC, qui participaient au fonctionnement des écoles, de la garderie, de l’entretien et de l’animation. La commune estime qu’une compensation intégrale représenterait plus de 1,4 million d’euros sur une année.

La rentrée scolaire se prépare dans l’inquiétude à Saint-Benoît. Dans un communiqué, le maire Patrice Selly alerte sur la diminution des Parcours Emploi Compétences, ces contrats aidés qui permettaient jusqu’ici de renforcer les équipes municipales mobilisées autour des écoles.

Ces personnels intervenaient notamment dans les établissements scolaires, à la garderie, dans l’entretien ou encore dans l’animation. Leur baisse intervient alors que la commune dit faire face à des besoins sociaux importants, avec des familles fragilisées, des enfants parfois en difficulté et un coût du matériel scolaire qui pèse sur les ménages.

Pour la municipalité, la question n’est donc pas seulement administrative. Elle touche directement à l’organisation quotidienne de la rentrée et au maintien des services autour des enfants.

Un coût difficile à absorber pour la commune

Saint-Benoît affirme avoir alerté l’État depuis plusieurs mois sur la nécessité de maintenir, voire de renforcer, ces emplois dans les communes populaires. Mais selon Patrice Selly, les réponses apportées ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Si la commune devait compenser seule la disparition progressive des contrats PEC, la dépense atteindrait 1,454 million d’euros sur une année pleine. Un montant jugé difficilement supportable pour un budget communal déjà contraint.

Le maire prévient aussi que la difficulté pourrait ne pas se limiter au mois de septembre. Même si la rentrée devait être assurée dans un premier temps, la situation pourrait se dégrader avec la fin progressive des contrats. La municipalité évoque un point critique attendu en octobre, susceptible de peser sur la continuité du service public éducatif.

La Ville demande donc le maintien, voire la revalorisation, des PEC affectés aux missions éducatives et périscolaires. Elle réclame également l’ouverture rapide d’une concertation avec l’État afin de sécuriser l’organisation de la rentrée.

Lire aussi : PEC : à Bras-Panon, une facture de plus d'un million d'euros pour "sauver" la rentrée scolaire

Etiquettes : Patrice Selly | PU1 | Saint-Benoît

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