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Marine Le Pen : "Je ferai campagne sans bracelet électronique" et annonce un pourvoi en cassation

Ecrit par Zinfos974 – le mardi 7 juillet 2026 à 22H38

Quelques heures après sa condamnation en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN, Marine Le Pen affirme qu'elle sera candidate à l'élection présidentielle de 2027. La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale annonce également un pourvoi en cassation, estimant que cette démarche suspend l'exécution de sa peine de prison.

Quelques heures après le verdict de la cour d'appel de Paris, Marine Le Pen a officiellement lancé sa campagne présidentielle. Invitée du journal de 20 heures de TF1 ce mardi, la dirigeante du Rassemblement national a confirmé qu'elle briguerait l'Élysée en 2027 malgré sa nouvelle condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires européens.

Lire aussi : Marine Le Pen condamnée à un an de prison ferme sous bracelet électronique, mais reste éligible pour 2027

« Ce soir je suis candidate à l'élection présidentielle et je ne changerai pas d'avis », a déclaré l'élue, réaffirmant contester sa condamnation pour détournement de fonds publics et complicité de ce délit.

Marine Le Pen a annoncé qu'elle allait se pourvoir en cassation. Selon elle, ce recours suspend l'exécution des peines prononcées par la cour d'appel, notamment sa peine d'un an d'emprisonnement ferme aménageable. « Je ferai donc campagne sans bracelet électronique », a-t-elle assuré, alors qu'elle avait plusieurs fois affirmé ces derniers mois qu'une campagne présidentielle sous surveillance électronique était, à ses yeux, inconcevable.

Une peine d'inéligibilité réduite

La cour d'appel de Paris a confirmé la culpabilité de Marine Le Pen mais a revu à la baisse plusieurs sanctions. Sa peine d'inéligibilité a été ramenée à 15 mois ferme, une durée déjà couverte par l'exécution provisoire de la condamnation prononcée en première instance. Cette décision lui permet de se présenter à l'élection présidentielle de 2027.

Dans un communiqué, la juridiction explique avoir tenu compte de « la liberté de choix de l'électeur, condition d'expression du suffrage démocratique » au moment de fixer cette peine.

Le parquet réfléchit à un pourvoi

La procureure générale près la cour d'appel de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau, a indiqué qu'une décision concernant un éventuel pourvoi en cassation du parquet serait prise « la semaine prochaine ». Elle a également insisté sur le fait que « la justice ne fait pas de politique, c'est une décision judiciaire qui a des conséquences politiques ».

Des réactions politiques contrastées

Le jugement continue de susciter de nombreuses réactions. Sur le réseau X, la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, estime que Marine Le Pen a « bénéficié d'une grande mansuétude ».

De son côté, François Ruffin s'interroge : « Comment peut-on imaginer une candidate à l'élection présidentielle qui fait campagne avec un bracelet électronique ? »

Le député Ensemble pour la République Marc Ferracci considère, lui, que « ce qui sépare Marine Le Pen d'une candidature à l'élection présidentielle (...) c'est son sens moral et l'intégrité dont elle fait preuve ».

Enfin, l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, lui-même candidat déclaré à la présidentielle de 2027, a dénoncé « une responsable politique condamnée à deux reprises à de la prison ferme pour détournement de fonds publics qui fait le choix d'être candidate à l'élection présidentielle », ajoutant qu'« évidemment qu'il y a une dimension morale dans cette situation ».

Plusieurs cadres du RN également condamnés

Outre Marine Le Pen, onze responsables ou anciens responsables du Rassemblement national ont été condamnés en appel. Le vice-président du parti, Louis Aliot, écope d'un an de prison avec sursis et de deux ans d'inéligibilité avec sursis, ce qui lui permet de conserver son mandat de maire de Perpignan.

Le Rassemblement national, en tant que personne morale, a également été condamné. Plusieurs peines ont toutefois été allégées par rapport au jugement de première instance. « On est globalement tous plutôt soulagés », a ainsi réagi le député RN Timothée Houssin.

Etiquettes : Marine Le Pen | PU1

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