"Sans les secours, la maison y serait passée" : sa maison menacée par les flammes dans l’Hexagone, cette Réunionnaise témoigne

Dimanche 5 juillet, un violent incendie s'est déclaré à Lédenon, dans le Gard, parcourant plus de 540 hectares. Parmi les habitants évacués, une Réunionnaise a vu les flammes atteindre sa maison. Récit exclusif d'une journée qu'elle n'oubliera jamais.
Sur sa terrasse, dimanche après-midi 5 juillet, Madame Damour profite du calme quand une odeur de brûlé la fait se retourner. Derrière la maison, un énorme panache de fumée s'élève au-dessus de la garrigue.
"Le paysage s'est noirci", raconte cette Réunionnaise installée dans le Gard. En quelques heures, l'incendie de Lédenon va menacer de tout emporter.
350 sapeurs-pompiers
Tout commence vers 13 heures, à Lédenon donc, commune située entre Nîmes et Remoulins. Poussé par un mistral soufflant jusqu'à 60 km/h en rafales, le feu se propage à une vitesse fulgurante. En fin de journée, la préfecture du Gard fait état de plus de 540 hectares parcourus.
Près de 350 sapeurs-pompiers sont mobilisés, épaulés par sept Canadairs, deux Dash et un hélicoptère lourd. L'autoroute A9, coupée dans les deux sens une bonne partie de la journée, ne rouvrira que tard dans la soirée. Un sapeur-pompier a d'ailleurs été blessé au cours de l'intervention.
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À environ six kilomètres du départ de feu, dans la commune de Bezouce, la maison de se retrouve en première ligne. Il est environ 15 heures lorsque les premiers panaches apparaissent. La fumée gagne du terrain, minute après minute. Une heure plus tard, les pompiers frappent à la porte : il faut évacuer. "
"Sans les secours, la maison y serait passée", souffle-t-elle. Le temps de rassembler l'essentiel, Gina attrape "un petit sac avec quelques vêtements et ses papiers, rien d'autre".

Direction la salle des fêtes, transformée en centre d'accueil pour les habitants évacués, tandis que la colline est bouclée par les gendarmes.
Commence alors l'attente, la plus dure : celle où l'on ignore ce qu'il restera. "J'ai cru que tout allait disparaître", confie-t-elle. Sur le moment, elle avoue avoir "légèrement paniqué" et avoir pensé au pire.
Origine indéterminée
Le déconfinement est annoncé en fin de journée. En rentrant, Madame Damour découvre alors l'étendue des dégâts : le bord de la toiture léché par les flammes, tout l'arrière de la maison et le jardin ravagés, la voiture réduite à une carcasse. La maison, elle, tient toujours debout.
L'origine officielle de l’incident reste encore indéterminée, et la Réunionnaise a peinée à trouver le sommeil depuis.
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"J'ai pas beaucoup dormi", glisse-t-elle. Le maire est passé personnellement prendre de ses nouvelles, et les pompiers veillent toujours dans le secteur, où le feu, fixé, n'était pas encore totalement éteint.
C'est la première fois qu'elle vit un épisode pareil. Une journée, dit-elle, dont elle se souviendra toute sa vie.



