Rencontre à Matignon : l’intersyndicale maintient la pression

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a proposé une rencontre mercredi 24 septembre à 10 heures à Matignon avec l’ensemble des organisations syndicales, représentatives ou non. L’information a été confirmée ce samedi par des sources syndicales et gouvernementales, au lendemain de l’« ultimatum » posé par l’intersyndicale.
Réunissant la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, la FSU et Solidaires, les syndicats exigent « l’abandon de l’ensemble du projet de budget » présenté cet été par l’ancien Premier ministre François Bayrou. Dans un texte commun publié vendredi, ils dénoncent notamment « le doublement des franchises médicales, l’année blanche (désindexation des pensions, des prestations sociales, des salaires des agents de la fonction publique et du budget des services publics), la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires ».
Les représentants syndicaux réclament également l’abandon du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, du projet de réforme de l’assurance chômage, ainsi que de toute mesure visant à assouplir le code du travail. Ils exigent aussi le maintien du 1er Mai comme jour férié et chômé, alors qu’une proposition de loi adoptée en juillet au Sénat autoriserait certains établissements, comme les boulangeries ou les fleuristes, à ouvrir ce jour-là.
Une menace de nouvelle mobilisation
« Si d’ici au 24 septembre, il n’a pas répondu à leurs revendications, les organisations syndicales se retrouveront pour décider très rapidement d’une nouvelle journée de grève et de manifestations », ont averti les syndicats.
Cet ultimatum a été lancé au lendemain d’une journée de mobilisation qui, jeudi 18 septembre, a rassemblé entre 500 000 manifestants selon les autorités et plus d’un million selon les organisateurs.
Contexte politique
Depuis sa nomination, Sébastien Lecornu avait déjà reçu plusieurs leaders syndicaux. Après la mobilisation de jeudi, il avait annoncé vouloir « recevoir à nouveau les forces syndicales ». La réunion de mercredi, à laquelle sont conviés l’ensemble des syndicats, représentatifs ou non, constitue une première depuis les grandes mobilisations contre la réforme des retraites en 2023.


