Pour Patrice Boulevart, la démission du conseil d'administration de la SPL Estival « était un choix logique »

Patrice Boulevart, pouvez-vous clarifier le sens de votre démission du conseil d'administration de la SPL Estival ? On peut l'interpréter de plusieurs façons, certains pourront se dire que vous désertez le navire...
Je représentais la Région au sein de la SPL et en même temps je suis élu de la Cirest et de la mairie de Saint-Benoît avec Patrice Selly. Je reste un élu de la Cirest, je reste extrêmement préoccupé par le redressement de la SPL et en cela aussi,É j'apporte mon soutien au président pour ce travail de redressement qui n'est pas facile. Il ne faut pas l'interpréter comme quelqu'un qui quitte le navire .
Pourquoi alors avoir démissionné ?
Parce qu'à un moment donné, quand on ne peut pas forcément agir avec la position Région, avec la position Cirest, autant quitter pour clarifier les choses, c'est juste pour ça. Un administrateur qui ne peut pas agir, ça ne ne sert a rien.
Vous étiez pris entre deux feux ? On connaît les tensions qui peuvent exister entre Huguette Bello et Éricka Bareigts, on sait bien que cela peut avoir des répercussions. Vous dites que vous ne pouviez pas agir, est-ce que cela veut dire que la Région ne souhaitait pas que vous interveniez dans le redressement de la SPL ? Quelles sont vos directives en tant qu'élu régional en charge des Mobilités ?
Aujourd'hui la Région est sur une problématique liée à la transformation de la Sem en SPL. À partir de ce moment-là, on ne peut pas forcément travailler, parce qu'on n'a pas de position à prendre. Après, aujourd'hui, cela permet aussi à l'élu que je suis d'être plus investi au sein de la Cirest pour d'autres type de dossiers.
Vous avez décidé de quitter le conseil d'administration, mais il y avait d'autres choix. Pourquoi avoir fait celui-là ? Et dans quelle mesure l'élu que vous êtes n'est pas frustré de cette situation-là ?
D'autres choix, sur le moment, pour moi il n'y en avait pas.À un moment donné, quand les choses n'avancent pas d'un côté, autant ne pas garder le poste d'administrateur pour pouvoir travailler autrement. Après, de la frustration, oui et non. Parce qu'au final je peux constater que dans le travail de redressement, il y a des élus qui sont extrêmement investis. Je parle notamment du président, des administrateurs, des maires qui sont solidaires au sein de la Cirest. En ce sens-là, pour moi la démission était un choix logique.
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Parce qu'il n'était pas envisageable de quitter la majorité régionale ?
Après, au niveau de la Région, moi je suis aujourd'hui un élu qui est totalement investi pour le travail au sein de la majorité régionale pour le développement de la micro-région est. À mon sens il faut dissocier. Je suis président d'Île de La Réunion Mobilités, un SNT qui regroupe l'ensemble des autorités de mobilités, donc mon travail porte aussi bien sur la micro-région est, que je suis avec un œil bienveillant, que sur l'ensemble de la Réunion où il y a beaucoup de choses à faire.
Qui sera votre successeur au conseil d'administration ?
Aujourd'hui, ce n'est pas encore décidé. Si je le savais, je vous l'aurais dit.
Est-ce que la Région envisage de modifier sa position dans le capital de la SPL Estival ? Baisser sa participation, ou tout simplement se retirer ?
Non je ne pense pas, on est sur 5%, c'était surtout symbolique. On est aussi à hauteur de 5% au sein de la Semittel, c'est surtout pour faciliter le dialogue entre Car Jaunes par exemple et le Réseau Estival. Maintenant, à mon sens, il n'y a pas vraiment grand intérêt à se retirer totalement. C'est un message envoyé aussi à la micro-région est, au transport. Je pense qu'il est nécessaire aujourd'hui de laisser ce travail de redressement se faire. À partir de ce moment-là, il pourrait y avoir une discussion apaisée.


