Plus de cent morts à Gaza après une nuit de bombardements israéliens

Les frappes menées dans la nuit du 28 au 29 octobre ont fait au moins 101 morts, selon la défense civile de Gaza. Israël affirme avoir visé des chefs de groupes armés avant de rétablir le cessez-le-feu.
Une nouvelle nuit meurtrière dans la bande de Gaza. Selon la défense civile, au moins 101 personnes ont été tuées lors de bombardements israéliens entre mardi soir et mercredi matin, dont 35 enfants, plusieurs femmes et des personnes âgées. Le bilan, confirmé par plusieurs hôpitaux du territoire, s’ajoute à une série d’attaques menées depuis la veille par l’armée israélienne. Mahmoud Bassal, porte-parole des secours opérant sous l’autorité du Hamas, a dénoncé "des frappes d’une intensité exceptionnelle concentrées sur plusieurs quartiers densément peuplés".
L’armée israélienne affirme de son côté avoir visé "des dizaines de cibles" et "neutralisé une trentaine de chefs de mouvements armés" dans le cadre de cette opération. Dans un communiqué publié à l’aube, elle a indiqué qu’un cessez-le-feu était de nouveau en vigueur à Gaza après cette série de frappes.
L’État hébreu a par ailleurs annoncé la mort d’un de ses soldats, Yona Efraim Feldbaum, âgé de 37 ans, "tombé au combat dans le sud de la bande de Gaza", malgré la trêve officiellement rétablie.
Cette nouvelle escalade intervient sur fond de tensions diplomatiques entre Israël et le Hamas. Lundi soir, le mouvement islamiste avait remis à la Croix-Rouge les restes d’un otage du 7 octobre, présentés comme appartenant à Ofir Tzarfat, enlevé lors du festival Nova. Mais le bureau du Premier ministre israélien a démenti dès le lendemain, affirmant que la dépouille de Tzarfat avait déjà été rapatriée "il y a environ deux ans" lors d’une opération militaire. Selon Israël, le Hamas aurait mis en scène cette restitution pour manipuler l’opinion publique.
Alors que les échanges de tirs semblent s’être momentanément interrompus, le bilan humain continue de s’alourdir dans l’enclave palestinienne, où les hôpitaux saturés peinent à accueillir les blessés.


