Revenir à la rubrique : Faits divers

Piéton mortellement percuté à Ste-Marie : 8 mois de prison avec sursis pour la conductrice

Le 3 mai 2022, un piéton âgé de 69 ans décédait sur la chaussée après avoir été percuté par une voiture. Lors du procès en correctionnelle de la conductrice en avril dernier, la responsabilité pénale de cette dernière a fait débat. Elle a finalement été condamnée à 8 mois de prison avec sursis.
Ecrit par Isabelle Serre – le mardi 9 mai 2023 à 13H17

Le 3 mai 2022, un piéton de 69 ans était mortellement percuté  par un véhicule sur la RN 62, Ravine des figues, à Sainte-Marie. La conductrice venait de passer la courbe à basse vitesse et allait accélérer sur la ligne droite lorsque le drame s'est produit. Aucune trace de freinage n'a été observée à l'endroit du choc et la sexagénaire, inconnue de la justice, était sobre au moment des faits, vers 18h30.

Ce mardi, la prévenue jugée pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel s'est montrée extrêmement marquée par cette histoire. L'employée de banque n'a toujours pas repris le travail et très peu le volant. Dans la salle d'audience, une partie de la famille et des proches de la victime étaient présents. Et notamment le fils du défunt, présent sur les lieux l'an dernier.

À la sortie de la courbe, une voiture avec ses feux de détresse se trouvait arrêtée sur la chaussée. Son père alcoolisé à plus de deux grammes d'alcool par litre de sang était sorti du véhicule et avait traversé une première fois la route avant de se rendre compte qu'il avait oublié un paquet dans le véhicule qui le raccompagnait. Il avait fait demi-tour pour récupérer son sac de piments puis avait traversé à nouveau pendant que son fils le mettait en garde. Au moment d'atteindre le trottoir d'en face, le malheureux avait été percuté et était décédé sur place.

Malgré la douleur de la famille, la responsabilité pénale de la conductrice avait été longuement débattue pendant l'audience qui s'était déroulée en avril dernier. En effet, la configuration de la route à cet endroit très peu éclairé, conjugué au fait qu'il faisait nuit, semble avoir joué un rôle majeur dans l'accident. Cependant, même si une faute d'inattention ou une éventuelle imprudence ne sonnent pas comme une évidence, le parquet avait requis 8 mois de prison avec sursis à l'encontre de la sexagénaire. 

En défense, Me Nathalie Cintrat avait plaidé la relaxe pour sa cliente au motif "qu'elle n'avait commis aucune faute". Après en avoir délibéré, les juges du tribunal correctionnel de Saint-Denis ont prononcé une condamnation à hauteur de 8 mois avec sursis.

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :