Philippe Jean-Pierre: "L'audit est nécessaire pour redonner confiance en l'université"

"Mieux vaut tard que jamais", avoue Philippe Jean-Pierre."Nous constatons que les inquiétudes que nous avions au début de l'année se réalisent". Des inquiétudes que semble partager Thierry Terret, le recteur, qui a demandé l'ajustement du budget universitaire en tenant compte de la dotation du MESR et qui a prévenu qu'au-delà d'un délai d'un mois, il prendrait les mesures budgétaires qui s'imposent, selon le Jir.
Car le manque serait de 483.000 euros, "même si certains font courir la rumeur qu'elle pourrait être de quelques millions d'euros, ce qui ne nous étonnerait pas", assure Philippe Jean-Pierre. "L'université vie de manière amoindrie. Comment peut on assurer des cours et encore moins des projets?", demande-t-il. Tout cela à cause d'une "mauvaise gouvernance de l'université qui dispose de tous les pouvoirs depuis un an et demi et un rapport de force" entre elle et l'État (grèves, blocages, manifestations, ndlr), selon le professeur.
Mais Philippe Jean-Pierre insiste, il n'est pas là pour dénoncer mais pour encourager un "éclairage neutre", par le moyen d'un audit. "Il faut que l'on obtienne les vrais chiffres. Personne n'est d'accord pour le moment et c'est un flou d'informations".
Il explique que l'audit tant attendu pourrait, rassurer les partenaires, faire avancer leurs engagements et entraîner une évolution des dépenses. "Les investisseurs ont peur car l'université ne présente aucune transparence. Il faut rétablir la confiance chez les partenaires, les investisseurs et les parents, avant tout", précise-t-il.
L'audit devrait se faire dans les semaines à venir.


