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Petite-Île: Des Gilets jaunes accusés d’entrave à la circulation et de tentative de vol en réunion

Accusés d’entrave à la circulation mais aussi de tentative de vol en réunion pour trois d’entre-eux, quatre Gilets jaunes étaient jugés hier devant le tribunal correctionnel de St-Pierre.  Le 29 novembre dernier, La Réunion est plongée dans un mouvement social inédit. Alors que des barrages routiers sont érigés comme moyen de pression pour dénoncer la […]

Ecrit par PB – le vendredi 17 mai 2019 à 02H19

Accusés d’entrave à la circulation mais aussi de tentative de vol en réunion pour trois d’entre-eux, quatre Gilets jaunes étaient jugés hier devant le tribunal correctionnel de St-Pierre. 

Le 29 novembre dernier, La Réunion est plongée dans un mouvement social inédit. Alors que des barrages routiers sont érigés comme moyen de pression pour dénoncer la vie chère, un camion est stoppé au niveau de celui de la Petite-Ile, sur la route nationale. La rumeur court: le poids-lourd aurait forcé le barrage de Manapany quelques instants auparavant, manquant de renverser des personnes. Jean-Georget D, absent lors du procès, Gilet jaune de Manapany, est d’ailleurs venu donner l’alerte sur le barrage de Petite-Ile.

Déterminés à immobiliser le camion, les sacs de pommes de terre qu’il transporte sont déchargés. La scène se déroule sous les yeux de la police municipale qui ne manque pas d’avertir les Gilets jaunes que ce déchargement constitue un délit. 

« Le but n’a jamais été de voler », s’est défendue à la barre Simone L, Gilet jaune convaincue. La mère au foyer qui a du mal à joindre les deux bouts malgré le salaire de son mari, explique dénoncer l’injustice sociale depuis 20 ans et oeuvrer également pour l’insertion des jeunes. 

« On ne voulait pas en arriver là. On voulait qu’Emmanuel Macron change », explique pour sa part Arnaud H, également sur le banc des accusés. Seuls ces deux Gilets jaunes ont fait le déplacement, Jean-Georget D et Rosaire S manquent eux à la convocation du tribunal. 

« Il est toujours délicat d’intervenir sur les dossiers Gilets jaunes mais pas parce que ce sont des Gilets jaunes mais parce qu’un délit a été commis » , précise le ministère public. Des peines allant de TIG à de la prison ferme ont tout de même été requises. Les charges de tentative de vol en réunion ont finalement été abandonnées par le parquet au bénéfice du doute. 

Si la relaxe a été prononcée pour ces derniers faits, le tribunal a reconnu les prévenus coupables des faits d’entrave à la circulation.  Tenant compte du trouble causé a cessé et qu’il a été réalisé dans le cadre d’une manifestation, Jean-Georget a été condamné à 3 mois de sursis. Les trois autres Gilets jaunes ont été dispensés de peine.

 

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